“Conjugalités et extraconjugalités à la cour de France (Moyen Âge-XIXe siècle)” ~ Colloque international, Paris, 26-27 octobre

”La légèreté et le grave. Une histoire du XVIIIe siècle en tableaux” ~ de Cécile Berly

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Le XVIIIe siècle s’ouvre avec Le Pèlerinage à l’île de Cythère d’Antoine Watteau et s’achève avec La Mort de Marat de Jacques-Louis David : la naissance de la fête galante versus l’agonie d’un tribun révolutionnaire. Deux chefs-d’œuvre qui illustrent la légèreté et la gravité d’un siècle, deux facettes antagonistes mais complémentaires d’une même époque. Les dix œuvres ici racontées sont ainsi autant de jalons pour saisir ce siècle passionnant dans ses innombrables contradictions : elles correspondent toutes à un moment du XVIIIe et disent son histoire artistique, culturelle, philosophique, sociale, économique et, bien évidemment, politique. Autant de chefs-d’œuvre qui ont forgé une société nouvelle, éprise de liberté, d’indépendance et de transgressions, au fil d’un siècle qui, sous la plume sensible de Cécile Berly, oscille sans cesse entre une légèreté savamment entretenue et une gravité qui confine au drame.

Éditions Passés composés, 150 p., 24 €. Sortie, le 20 octobre.

”Jean-Baptiste Armonville un conventionnel ouvrier” ~ un article de Gustave Laurent (1924), republié sur le blogue “Reims, ville populaire”

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Le tenancier du blogue Reims, ville populaire. L’histoire populaire, sociale et culturelle de Reims, une ville populaire, a eu la bonne idée de publier une version revue et corrigée de l’article publié par Gustave Laurent dans les Annales historiques de la Révolution française en 1924 sur le «conventionnel ouvrier» Jean-Baptiste Armonville.

Vous pourrez, en accédant à ce blogue, lire l’intégralité de l’article et·ou le télécharger au format pdf.

Vous trouverez également un article du même Gustave Laurent sur la correspondance d’Armonville en 1793 et un autre sur les députés de Reims (1791-1792).

Les ouvriers, les prolétaires groupés autour d’Armonville faisaient tous, de 1789 à 1792, partie du club des Minimes, société non constituée régulièrement dont les écrivains paraissent avoir ignoré l’existence mais qui cependant, comme les Jacobins, s’intéressait aux événements de la Révolution et prenait part aux affaires de la Cité.

Dès lors, la figure d’Armonville, sa haute et maigre stature, sont connus en ville ; il est très populaire parmi les ouvriers qui l’acclament au passage, et même parmi les artisans et les petits boutiquiers du centre de la ville qui l’accueillent chez eux. – Coiffé constamment du fameux bonnet rouge qui devait le rendre célèbre et sous le sobriquet duquel on devait plus tard le désigner, entouré de ses amis et fidèles dont certains devaient adopter les noms révolutionnaires de Scevola Tristant, Brutus Bertrand, Caïus-Gracchus Lienard et aussi d’autres tels que Beugé, Levieux, Soulier, etc., tous tisseurs de la Haute Ville, il se rendait certains jours à l’Hôtel de Ville ou au District, conférait avec le maire Hurtault-Pinchard, le procureur de la commune Couplet-Beaucourt, avec le président du district Mopinot ou le procureur-syndic Jouvant, transmettait à ces autorités les doléances de la population des faubourgs, recevait des avis, des nouvelles qu’il se chargeait de répandre et donnait même d’utiles conseils qui étaient parfois écoutés et suivis. […]

Lesueur a fait le portrait d’Armonville (Laurent y fait allusion dans son article). Cette gouache figure dans une série où le conventionnel rémois se trouve à côté de Robespierre dans une série de cinq personnages (voir ci-dessous). J’ignore où se trouve cette série (qui ne faisait pas partie des gouaches entrées à Carnavalet entre 2005 et 2011; voir l’article de Philippe de Carbonnières, AHRF, 2014, n° 376).

Il m’a été impossible de trouver l’image dans une bonne résolution (d’où le flou de l’image en tête de ce billet), mais il est loisible de commander sur Internet, un puzzle ou un mug qui la reproduit (et ceci explique, hélas! cela).

Notons qu’il existe une carte postale réalisée, en noir et blanc, à partir d’une reproduction encore plus mauvaise. Je ne l’ai pas encore eue en mains et ne m’aventurerai pas à la dater précisément, mais c’est une carte moderne (probablement postérieure à 1950).

Célèbre notamment pour le bonnet rouge dont il était coiffé en permanence, Armonville eut les honneurs du très contre-révolutionnaire Dictionnaire des Jacobins vivans (1799).

“D’histoire & d’historiens” ~ recueil de textes de Claude Mazauric

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Images de la table des matières empruntées au fil Twitter de Côme Simien.

“Police et territoires dans le monde napoléonien. De l’échelle locale à l’échelle impériale” ~ Colloque international, Rome, 22-24 septembre

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“Sade, la Révolution et la finance” ~ par Armelle St-Martin

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Voir la page dédiée chez l’éditeur.

“Les origines révolutionnaires de la laïcité” ~ par Paul Chopelin ~ première vidéo d’une série conçue et produite par la Société des études robespierristes

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La Société des études robespierristes (SER) diffuse la première vidéo d’une série que l’on espère longue.

La première impression est celle d’une parfaite réussite technique et esthétique, qui mérite d’être saluée, notamment dans la personne de Marie Bacquet, chargée du montage.

La seconde est d’admiration pour l’exercice particulièrement difficile d’une synthèse dans un format court de 5 minutes. La première vidéo traite donc de la laïcité et c’est à Paul Chopelin que nous la devons. Le propos est clair et équilibré et l’on a scrupule à faire part de critiques, même amicales: j’en mentionnerai néanmoins deux. Je regrette que ne soient mentionnés ni le rôle décisif du clergé lors des États-généraux (pas si connu qu’on pourrait le penser) ni la «radicalisation» d’une partie du clergé favorable à la Révolution (déprêtrisations et mariages).

Cela dit, cette vidéo est un démarrage en fanfare pour une série (à laquelle vous pouvez vous abonner) qui fournira des synthèses accessibles et scientifiques en même temps qu’elle fera plus largement connaître le travail de la SER.

”L’Homme de la Révolution, un Pater Familias? Le porteur de droits civils dans le concours de l’Institut sur l’autorité des pères en République (1798-1801)” ~ par Anne Verjus

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En écho à l’exposition des Archives nationales sur la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, je mets à disposition cet article d’Anne Verjus, par ailleurs disponible sur le site de la Revue électronique d’histoire du droit Clio@Themis.

Télécharger l’article au format pdf.

Dès le mois d’août 1789 et tout au long de la Révolution, les législateurs s’empoignent sur l’amplitude et la diversité des droits et devoirs de l’homme en société. Parmi les députés de 1789, certains parlent de 24 ou 25 millions d’hommes, ce qui ne laisse planer aucune incertitude sur le caractère générique de l’appellation. C’est le cas par exemple de Rabaud Saint Etienne, du marquis de Sillery ou bien encore de Lally- Tollendal. D’autres au contraire évoquent l’homme auquel, dans l’état de nature, on peut enlever sa femme ou le champ qu’il a cultivé, ce qui là encore ne permet pas d’hésiter sur l’homme dont il s’agit. C’est le cas, par exemple, de Duquesnoy. La Déclaration elle-même hésite et convoque tantôt «les droits de l’Homme» (préambule), tantôt «les hommes» (art. premier) ou encore tout homm» (art. IX), sans que la valse des appellations nous guide en quoi que ce soit pour déterminer ce que les législateurs entendaient par «homme». […]

La “Déclaration des droits de l’homme et du citoyen” s’expose aux Archives nationales

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Davantage de détails ICI.

Quant aux droits des femmes, les citoyennes essayèrent bien de s’appuyer sur la Déclaration (masculine) pour les affirmer, mais la Révolution bourgeoise, puis l’Empire et les régimes suivants, républicains compris, les détrompèrent: l’«universalisme» ne connaissait qu’une frontière, celle du genre.

Ça n’est pourtant pas faute de l’avoir apprise, déclamée, fait réciter aux enfants et promis de la faire sucer aux nourrissons en même temps que leur lait…

La pétition présentée par Pauline Léon à la barre de l’Assemblée, le 6 mars 1792, réclamait le droit pour les citoyennes de se procurer des armes et de s’exercer collectivement à leur maniement «à moins que l’on ne prétende que la Déclaration des Droits n’a point d’application pour les femmes». 

À moins que…

“Le Sud-Ouest aquitain, la mer et l’outre-mer” ~ 4 & 5 septembre à Pauillac

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