Qu’elle soit posée par le contrôleur des Finances Calonne en 1787 ou par Philippe & Macron en 2019: Sortons de la question!

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“Des sans-culottes aux Gilets jaunes” ~ avec Alain Hugon, Marc Belissa & Michèle Riot-Sarcey

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Un “service d’urgence” dans la section des Gravilliers en 1791

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Je reproduis ci-dessous – en images sur lesquelles vous pouvez cliquer pour les agrandir – un article publié dans le Journal de Médecine (t. 88, pp. 161-166) en juillet 1791, et repris dans L’Esprit des journaux françois et étrangers (t. X, octobre 1791).

À l’époque, Jacques Roux fréquente la section depuis déjà quelques mois (début 1791), mais l’établissement semble avoir été installé début 1790. On ne trouve pas d’allusion à ce dispositif dans les textes de lui que nous connaissons.

Ce «service d’urgence» avant la lettre, à l’initiative duquel se trouve Antoine-Alexis Cadet de Vaux (1743-1828), chimiste et pharmacien, copropriétaire du Journal de Paris, est présenté, dans le vocabulaire de l’époque, comme un «établissement de bienfaisance publique». Chirurgiens et pharmaciens y travaillent gratuitement.

“Le Féminisme. Histoire et actualité” ~ par Caroline Fayolle

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Ce petit ouvrage de synthèse (64 p.) publié par les Presses de l’Université Blaise Pascal (Clermont-Ferrand) rendra des services de par son petit format et son prix modique (4,50 €), malgré une fabrication un peu minimaliste.

Certes, ni la compilation ni le format ne sont propices aux nuances. On regrettera néanmoins que, s’agissant des «féministes» d’avant la dite «première vague», seules Olympe de Gouges, Etta Palm d’Aelders et Mary Wollstonecraft soient citées.

Comme s’il valait mieux écrire que militer pour mériter d’entrer au Panthéon féministe. Telle «artiste sans place» (Claire Lacombe), telle chocolatière (Pauline Léon) et tant d’autres militantes populaires… sont une fois de plus reléguées aux oubliettes de l’histoire.

Quant à la «lutte pour le droit de suffrage restée sans résultat», on ne sait pas très bien à quoi et à qui Caroline Fayolle fait allusion.

 

 

“Le programme des Jacobins pour sauver la Révolution durant l’été de 1793” ~ par Rosica Taševa

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Je reproduis ci-dessous en mode image le début de l’article – en français – de Rosica Taševa dans la Revue bulgare d’histoire (1987).

Cliquer sur l’image pour l’agrandir.

On peut télécharger ici au format pdf (toujours en mode image) le texte intégral.

 

“Le jacobinisme et le droit de propriété : Robespierre, Saint-Just et Billaud-Varenne”, par Pauline Guiragossian

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Je donne ci-dessous des extraits de la présentation d’un mémoire de Master II en histoire du droit rédigé par Pauline Guiragossian à l’Université d’Aix-Marseille.

Si l’histoire et l’histoire du droit sont complémentaires, il est rare que juristes et historien·ne·s s’entendent parfaitement… Rien ne dit que le travail de Pauline Guiragossian contribuera à arranger les choses, mais il m’a semblé utile de signaler un mémoire qui aurait sans doute échappé à beaucoup de celles et de ceux que son sujet concerne.

Le jacobinisme qui vécut ces cinq années révolutionnaires fut un mouvement extrêmement riche et complexe, se situant au cœur du foisonnement des idées révolutionnaires. Il est pour ainsi dire assez problématique de restituer, de manière synthétique, les idées qui y ont été véhiculées, bien que cela soit indispensable à notre propos. À cette fin, François Furet convient qu’il est possible de reprendre le découpage chronologique et idéologique du jacobinisme effectué par l’historien Michelet pour cerner d’un peu plus près le mouvement et tenter d’en dégager les idées générales.

De 1789 à 1791, l’historien parle de «jacobinisme primitif, parlementaire et nobiliaire» mettant en avant les figures du triumvirat composé de Duport, Barnave et Lameth, après que Mirabeau qui y exerçait une influence significative, fut écarté du fait d’accusations. Des figures très diverses y siègent. On peut citer La Fayette comme Robespierre qui prirent part au club très tôt. À cette époque, l’activité parlementaire est la principale occupation du club. En juillet 1791, Barnave, que l’on peut associer à l’aile droite des Jacobins, tend à vouloir œuvrer pour la stabilisation de la Révolution et se rallie au monarchisme constitutionnel qui avait été prôné par Mirabeau. Il se retire alors du club avec ses partisans, laissant libre cours à l’aile gauche du club.

En 1792, est alors identifié un deuxième jacobinisme, le «jacobinisme mixte» qui renvoie en grande partie aux républicains libéraux, les monarchistes n’y siégeant plus. On y retrouve les Girondins avec les députés Condorcet et Brissot mais aussi les Montagnards avec le député Robespierre. Ces derniers développent l’idée d’un suffrage universel par opposition au vote censitaire et affirment vouloir remettre le peuple au centre de l’échiquier politique, cela se matérialisant par une alliance avec le mouvement populaire parisien, les sans-culottes. François Furet estime qu’il ne s’agit plus pour le club d’être un simple lieu de débat parlementaire : il s’agit d’une «machine politique au service d’une deuxième révolution» qui instituerait une nouvelle Constitution. Les Girondins et Montagnards se déchirent sur plusieurs questions, comme celle de la guerre ou encore celle concernant le sort du roi, et se livrent une bataille pour la conquête et l’exercice du pouvoir. Une nouvelle scission finit par avoir lieu entre ces deux tendances en 1793, les Girondins étant expulsés de la Convention nationale le 31 mai. […]

Ces réorientations sont autant d’étapes franchies par le club qui accompagnent la Révolution sur le chemin d’une radicalisation croissante, qui ne prend fin qu’avec la chute de Robespierre. La Révolution a influencé le devenir du jacobinisme comme ce dernier a pu avoir une influence certaine sur la Révolution, les deux étant intrinsèquement liés. […]

L’historien Claude Mazauric relève qu’à partir de cette période, s’accumulent «décisions circonstancielles, réorganisations en profondeur et anticipations sociales », initiées par le mouvement jacobin. Le jacobinisme, ancré au sein du gouvernement révolutionnaire, propage son idéologie. Il semble alors intéressant d’étudier de quelle manière la propriété, accommodée à la notion de liberté, réagit lorsque l’idéologie jacobine la confronte plus directement à celle d’égalité. Or, Robespierre, Saint-Just et Billaud-Varenne, en ces temps troublés, semblent avoir eu des points de convergence sur cette question.

Saint-Just

Le droit de propriété, est, pour tous, une notion clef de la Révolution, recoupant aussi bien les domaines juridique, politique qu’économique et social. S’il est indéniable que ce droit, tel qu’il fut défini dès 1789 dans la Déclaration des droits de l’homme, nous a été légué tel quel, il est aussi certain que lors des années révolutionnaires qui suivirent, le débat sur la propriété ne fut pas arrêté par cette définition. D’autres conceptions ont été envisagées, des nuances ont été apportées, des dissonances sont apparues.

Les points de convergence entre les trois Jacobins que sont Robespierre, Saint-Just et Billaud-Varenne, qui peuvent être observés de manière éparse lorsqu’on s’intéresse à la période révolutionnaire, ont guidé le choix de ce sujet, qui se borne à étudier ces trois auteurs en particulier. Il convient de préciser que l’adjectif jacobin qui sera largement utilisé durant ce mémoire renvoie uniquement, pour des raisons de commodité et de fluidité du propos, à la pensée de nos trois auteurs. Cela ne signifie en aucun cas que leur pensée sur le droit de propriété résume le mouvement jacobin dans son entièreté, nous avons vu précédemment la complexité de ce mouvement qui a réuni des tendances extrêmement divergentes. D’ailleurs, bien souvent, les conceptions des auteurs étudiées s’opposeront aux conceptions développées par d’autres Jacobins.

Il est souhaitable de préciser que pour des raisons pratiques, les travaux de recherche se limitent d’une part à une étude des discours parlementaires de nos auteurs ainsi que des décrets qu’ils ont impulsés et que l’on peut trouver dans les archives parlementaires. D’autre part, à leurs ouvrages écrits pendant la période révolutionnaire, notamment en ce qui concerne Saint-Just et Billaud-Varenne.

Pour télécharger le mémoire dans son intégralité, c’est ICI.