Toute archive est “essentielle”!

Mots-clefs

, ,

Souvenez-vous des travaux de la nouvelle Bibliothèque nationale, à Tolbiac. Un imbécile avait proposé de séparer les livres “essentiels” des livres de poche, qu’on aurait pu entreposer ailleurs, plus loin, là où il y a de la place. Il fallut expliquer à l’ignorant que les livres de poche (et les catalogues d’entreprise, et les bulletins paroissiaux, etc.) ont un égal intérêt aux yeux des chercheurs & chercheuses.

À chaque fois que des bureaucrates gestionnaires espèrent gagner du temps, de la place ou de l’argent, les mêmes stupidités reviennent à la surface. C’est ainsi qu’un projet du ministère de la Culture envisage de ne conserver à l’avenir que les “archives essentielles”, non définies bien sûr.

Or – tous les travailleurs et travailleuses intellectuel·le·s le savent – une catégorie de documents qui paraissent dérisoires aujourd’hui peuvent être dans 20 ou 100 ans à l’origine d’une lecture révolutionnaire de tel phénomène social, de tel sujet de recherche. Et c’est évidemment imprévisible ! Donc, oui, il faut tout garder. On n’a que trop détruit dans le passé d’archives irremplaçables.

Je reproduis ci-dessous une copie d’un extrait du document du ministère et la réaction (maladroitement présentée, à mon sens) de l’Association des archivistes français.

La flèche ne figure pas dans le document original. Elle indique le «risque» signalé par les rédacteurs du rapport: «Mobilisation des historiens. Risque social en interne». C’est le moins, en effet!

“Les Femmes aiment-elles la guerre?”

Mots-clefs

, , , ,

C’est la question provocatrice posée dans un volume publié au printemps dernier par l’Université de Bruxelles, dont je reproduis ci-après un extrait de l’introduction par Anne Morelli.

On peut télécharger l’intégralité de l’introduction ici.

Il y a trois ou quatre décennies la question aurait semblé purement rhétorique et les réponses négatives auraient fusé, unanimes. La guerre était le fait des hommes et la paix, celui des femmes, par nature.

Aux origines de Rome n’y avait-il pas cette légende, qui montrait déjà le caractère pacificateur de la gent féminine ? Les Romains hardis avaient enlevé les Sabines pour en faire leurs épouses. Mais lorsque Romains et Sabins en étaient venus aux mains, ce sont les Sabines qui les auraient calmés. Comme l’a imaginé Corneille (« Vos filles sont nos femmes… ») et après lui le peintre David («L’intervention des Sabines»), les Sabines courent entre les deux armées, au milieu des projectiles, tentant d’arrêter l’affrontement entre leurs pères et leurs maris. Elles obtiennent gain de cause : Romains et Sabins se réconcilient pour diriger ensemble la nouvelle ville. La dimension genrée traditionnelle est tout entière dans ce mythe fondateur de Rome que nous rapportent, entre autres, Tite-Live et Plutarque.

Bien sûr, à côté des Sabines, on peut citer les Amazones de la mythologie grecque, femmes guerrières redoutables qui tuaient leurs enfants mâles et se coupaient le sein droit pour mieux tirer à l’arc.

Des fouilles archéologiques récentes, menées aux frontières du Kazakhstan, ont découvert des tombes de femmes guerrières, cavalières, enterrées avec leurs armes. Mais jusqu’au XXe siècle, elles sont présentées comme des exceptions qui confirment la règle essentialiste : les femmes sont douces, passives, innocentes, victimes et pacificatrices. Celles qui ne correspondent pas à ces qualificatifs sont hors du commun et de la normalité. Un choix non conforme aux normes de genre risque de faire perdre à la femme sa «féminité». Combattante, garderait-elle l’estime des hommes, resterait-elle désirable ? Serait-elle encore aimée si son choix s’écartait des normes de genre ? Les femmes, supposées pacifiques, transgressent difficilement le rôle qui leur est attribué depuis leur naissance. Le prototype du soldat est masculin : pour s’y identifier, la fille doit procéder à une indispensable et parfois douloureuse rupture identitaire.

 

 

 

 

 

Capture d_écran 2017-11-07 à 21.02.00Capture d_écran 2017-11-07 à 21.02.09

“Révolution et contre-révolution en France de 1789 à 1995”, le livre de Jean-Clément Martin accessible en ligne

Mots-clefs

, ,

L’ouvrage de Jean-Clément Martin publié aux Presses universitaires de Rennes (PUR) Révolution et contre-révolution en France de 1789 à 1995, dont je reproduis un court extrait ci-après, a été numérisé et se trouve désormais gratuitement accessible à cette adresse.

Comme la tache indélébile dans la main de lady Macbeth, le sang marque la Révolution française. Sang des premières victimes : Launay et Flesselles le 14 juillet 1789, Bertier de Sauvigny et Foulon de Doué le 22 ; sang des guillotinés, anonymes ou célèbres, mélangé à la sciure de Paris, de Nantes, de Toulon ou de Lyon pendant la Terreur ; sang de tous ceux qui s’affrontèrent au nom du Roi, de la religion, de la tradition ou pour la liberté, la patrie, ou le bonheur. Les flots de sang qui ont coulé entre 1789 et 1799 sont bien plus que le simple recours à la violence. Ils ont fortement impressionné les contemporains (les femmes enceintes présentes autour de la guillotine n’allaient-elles pas accoucher d’enfants marqués au col ?) et expliquent le haut-le-cœur que connurent la France et l’étranger après 1794. Ils entraînent depuis deux cents ans des prises de position : les « réacteurs » condamnent les « buveurs de sang», leurs adversaires rappellent les « chapelets de Machecoul ». Toute l’historiographie de la Révolution ne saurait faire disparaître ce sang, pas plus que tous les parfums d’Arabie ne pouvaient adoucir cette main-là.

La Révolution n’a pas été seulement une époque de troubles et de changements brutaux. Sa violence n’est pas seulement celle de l’accouchement d’une société « bourgeoise », remplaçant une société « féodale6 ». Elle a fait couler le sang, rendant des questions inévitables. L’image d’une Révolution sanguinaire est-elle compatible avec celle d’une Révolution de progrès ? L’arbitraire sanglant, qui aurait été attendu d’un despote, peut-il être le fait d’une société exaltant la liberté et la fraternité ? Le sacrifice d’un seul être à la marche de l’histoire n’interdit-il pas toute parole à l’historien s’il n’est ni moraliste, ni polémiste, ni politique ? Ce sang continue « d’abreuver nos sillons » et empêche de considérer la Révolution comme n’importe quelle autre période de notre histoire.

Le sang demeure le tabou de la Révolution. Pour les uns, il entache toutes les réalisations de l’époque et condamne à l’avance les révolutionnaires. Pour les autres, il est nécessaire de trier entre les nécessités tragiques, génératrices de morts hélas inévitables, et les débordements condamnables, ou contestables. Reste à ouvrir d’autres voies pour que, deux cents ans après, l’histoire se transmette dans sa complexité. La violence de la Révolution, lorsqu’elle touche au sang, se lie aux profondeurs de l’imaginaire social du XVIIIe siècle, comme du nôtre, ce qui mêle réalité des mises à mort, symbolismes les plus profonds et significations politiques. Cette complexité peut s’explorer selon plusieurs pistes : sang bleu des nobles contre sang rouge des roturiers, sang répandu par le massacre ou par la terreur de l’État, sang qui a scellé l’irrémédiable et provoqué l’entrée dans une nouvelle ère, sang des victimes devenues martyrs.

 

“Décoder les numéros sectionnaires d’immeubles de 1791. Le cas de la rue Saint-Honoré à Paris”, par Dominique Waquet

Mots-clefs

, , , ,

On trouvera – après la reproduction du début de cet article passionnant de Dominique Waquet – un lien pour en télécharger l’intégralité.

La numérotation dite «sectionnaire», second des trois systèmes successifs de numérotation des immeubles parisiens, considérée comme extravagante dès sa mise en œuvre, encore vue aujourd’hui comme inextricable, requiert et justifie une nouvelle tentative de décodage.

Instaurée dès le début de 1791, elle fait voler en éclats la numérotation dite «royale» progressivement mise en place depuis 1779, à ses frais, par Kreenfeldt de Storcks, chargé d’affaires à Paris de l’électeur de Cologne, exaspéré par l’impossibilité de trouver aisément l’emplacement d’un commerce. Ce tout premier système de numérotation d’immeuble, avalisé par le Pouvoir royal et bien qu’imparfait, avait le mérite d’une cohérence de repérage des immeubles par rue et permettait d’éviter des localisations approximatives du type «près de» ou «face à».

Pour cette artère centrale qu’est la rue Saint-Honoré, la numérotation «royale» commençait À l’Est de la rue au croisement avec la rue de la Lingerie (voir Plan 14). Du n°1 au n°394 elle désignait, à la suite, les portes d’immeuble du côté Nord dans le sens Est-Ouest, jusqu’à la troisième Porte Saint-Honoré, démolie en 1770, à l’angle du Boulevard Saint-Honoré. Puis, en retour, elle faisait de même avec le côté Sud de la rue, de l’angle de la rue Royale, n°395, jusqu’au n°734, au carrefour avec la rue des Déchargeurs.

À la fin de 1790, l’Assemblée Constituante décide de doter l’État de nouvelles ressources fiscales, cohérentes avec la suppression des droits seigneuriaux et conformes à ses idéaux de stabilité et de justice fiscales. Son décret des 20, 22 et 23 novembre 17905, instituant la contribution foncière, définit les modalités de calcul de cet impôt établi et calculé d’après un nouveau recensement de toutes les propriétés foncières. Les registres des censives et les terriers de l’Ancien régime rendus ainsi obsolètes doivent rapidement être remplacés par de nouveaux inventaires nominatifs des «articles de propriété» et de leurs revenus, registres dont la forme est définie en détail par les instructions annexées au décret.

Mais si la forme des nouveaux registres fonciers est précise, la méthode de recensement des propriétés l’est nettement moins. L’Instruction jointe au décret de novembre 1790 prescrit seulement aux municipalités et à leurs commissaires de section que : «L’ordre le plus convenable à suivre dans l’énonciation des propriétés est de commencer autant que possible par les propriétaires qui sont le plus au levant et de faire successivement le tour de la section pour passer ensuite à celles qui en forment le centre». La numérotation des immeubles de 1791, dite «numérotation sectionnaire», découle donc exclusivement d’un nouvel impératif de recensement des articles de propriété et ne revêt aucun objectif urbanistique.

Télécharger ici l’article complet, au format pdf.

“D’Oradour à la Vendée, pour faire le deuil” (2013), par Jean-Clément Martin

Mots-clefs

, , , , ,

Comment se fait-il que la mort de civils et d’enfants puisse être ainsi source de recueillement et de réflexion ici et pas ailleurs, au-delà des luttes idéologiques et des enracinements mémoriels comme cela vient d’être effectué à Oradour ? Car des villages français ont, en effet, subi en 1793-1794 de telles atrocités de la part des armées envoyées par la République, sans que la mémoire nationale ne se réunisse aujourd’hui pour accepter cette réalité, pour envisager une réconciliation et un pardon et pour passer au-dessus des enjeux communautaristes. Le cas exemplaire est représenté par les Lucs-sur-Boulogne, commune au nord de La Roche-sur-Yon. Pour ce qu’elle avait subi, elle avait été comparée dans l’immédiat après seconde guerre mondiale à Oradour, certes dans une volonté polémique, mais reconnaissons le, à juste titre, puisque elle avait perdu au moins 500 habitants dont une centaine d’enfants. Indépendamment des discussions érudites qui peuvent se mener sur le nombre exact des victimes et les conditions exactes de leur mort, le massacre du 28 février 1794 est incontestable. Or, ces faits sont, en 2013, rappelés et commémorés par des institutions liées au Conseil général du département dans un mémorial pour la Vendée. Mise en place au lendemain du bicentenaire de la Révolution, cette commémoration porte en elle- même accusation contre la Révolution française prolongeant ainsi deux cents ans de guerre mémorielle autour de la Vendée.

Prenons en acte, mais admettons surtout qu’il serait temps que la paix se fasse et que symboliquement des représentants de l’État français viennent faire le deuil de tous ces événements tragiques qui empoisonnent encore et toujours la mémoire nationale. Il ne s’agit [pas] d’accabler la République actuelle d’une responsabilité qu’elle ne peut pas endosser, ni de renier des principes qui fondent la société française dans sa totalité. Il s’agit simplement de prendre la mesure de ce qui a eu lieu, de reconnaître des drames et de les mettre à leur place dans la trame historique qui compose l’histoire nationale. Il s’agit pas ici d’invoquer un quelconque et hypothétique devoir de mémoire ou de céder à des pressions politiciennes, mais plutôt d’exercer le droit d’inventaire dont les historiens sont investis qui permet, quand il est bien appliqué, que des mémoires opposées puissent panser leurs plaies sans perdre leurs enracinements et leurs cohérences.

Il est grand temps, deux cents après les tueries, que la mémoire française cesse de se fracturer autour de la période révolutionnaire. Pour cela il ne convient pas de se contenter d’amalgames et d’idées simplistes et surtout il est souhaitable qu’on ne s’arrête pas à des déclarations fondées seulement sur l’émotion. Celle-ci est travaillée par le discours politique qui lui donne du sens par son inscription dans le symbolique. La mort des enfants des Lucs doit avoir la même portée que ceux d’Oradour et doit recevoir la même prise en considération par la nation.

En 1993, la ville de Nantes, dont le maire était Jean-Marc Ayrault, avait accordé une reconnaissance aux événements de la guerre de 1793. L’attaque des Vendéens stoppée sur la place Viarmes avait été rappelée au cours d’une cérémonie. Nantes avait également intégré dans sa mémoire les aspects les plus tragiques de la traite des Noirs, au travers d’un colloque et d’une exposition. Pourquoi ne pas penser que l’homme politique qui a su combiner l’articulation des mémoires affrontées, dans l’Ouest, n’engage pas, maintenant, le pays dans une autre approche mémorielle réconciliant les France antagonistes nées depuis 1792-1793, sans rien oublier et sans rien gommer ? A l’évidence nous sommes devant des moments difficiles où l’unité nationale sera mise à l’épreuve, affrontons notre passé et parlons en ensemble, les risques d’éclatement et les surenchères seront au moins limités.

Jean-Clément Martin.

Une des plaques apposées par l’association contre-révolutionnaire “Le Souvenir vendéen”.

L’influence du “curé rouge” Jacques Roux à l’Assemblée générale de la Commune (fin janvier 1793)

Mots-clefs

, , , , , , , , ,

Un dépouillement systématique, mais hélas retardé, du Journal de Paris national m’a fait découvrir un document concernant l’activité et l’influence de l’Enragé Jacques Roux à la Commune, fin janvier 1793.

Il se trouve que ce document – antérieur à la publication des Affiches de la Commune, dont Roux sera par la suite rédacteur officiel – semble avoir échappé à l’attention de Walter Markov, auteur de la biographie dont Libertalia vient de publier la traduction française.

Trop tard pour l’intégrer au CD-ROM qui accompagne le livre (et contient des articles et ouvrages de Markov, de Roland Gotlib, et de votre égal en droit). Je le publie donc ci-dessous, en guise d’amuse-gueule, à l’intention de celles et ceux qui vont découvrir l’ouvrage de Markov (en librairies le 19 octobre).

J’en profite pour rappeler que demain 14 octobre, lors de la fête des 10 ans des Éditions Libertalia, je présenterai le Markov et discuterai des Enragés dans la Révolution en compagnie de Jean-Numa Ducange, à La Parole errante, à Montreuil et à 16h (programme détaillé ci-après).

COMMUNE DE PARIS.

Du 31 Janvier.

Les Commissaires de service au Temple instruisent le Conseil qu’ils ont engagé le Citoyen Mercier, Officier Municipal, de remplacer au Temple le Citoyen Lebon, qui a été nommé aujourd’hui Accusateur public.

Réal propose ensuite que le Conseil-général ne tienne plus que trois séances par semaine, fondé sur ce que le plus souvent il n’y a rien d’intéressant à l’ordre du jour, & qu’il ne se présente à l’Assemblée générale qu’un petit nombre de Membres. Cette proposition a été discutée avec chaleur. Jacques Roux en particulier, loin d’approuver la proportion de Réal, réclame au contraire la permanence active, attendu que la Patrie est toujours en danger. Il s’est plaint de ce que les places étoient occupées par des Intriguans, & que ceux qui sont payés font des réquisitoires pour diminuer la fréquence des séances.

Si nous n’avons rien à faire, continue Roux, occupons nous demain à diminuer les traitemens des Officiers publics salariés ; réduisons les appointemens du Maire à 10 mille livres, ceux du Procureur de la Commune à 4 [mille], & ceux du Substitut à 2 mille quatre. Réal qui s’est vu attaquer personnellement, a repoussé l’injure en rendant compte de ses nombreux travaux. Enfin après bien des avis entendus pour & contre la proposition de Réal, le Conseil a arrêté qu’il tiendra ses séances tous les jours.

 

Cette «brève», tirée du Journal de Paris national, du samedi 2 février 1793 (l’an IIe de la République, n° 33, p. 130), montre qu’au début de l’année 1793, Roux exerce une réelle influence à la Commune. En effet, il l’emporte dans un débat sur la «permanence» des réunions de cette assemblée.

Pierre-François Réal (1757-1834), jacobin, chef du bureau des subsistances de la Commune de Paris, est, depuis décembre 1792 substitut (avec Hébert) du procureur-syndic Chaumette.

Roux ne se contente pas d’écarter la proposition (d’ailleurs assez étrange) de réduire le nombre des réunions de la Commune, il en profite pour dénoncer une tentative de «sabotage» de l’«intrigant» Réal et pour proposer une politique d’économie.

Il le fait avec une ironie mordante: si la Commune ne sert à rien, alors il est logique de diminuer le traitement de ses administrateurs… Il s’en prend ainsi directement à Réal, Hébert, et Chaumette, dont il ne se fait pas des amis en se moquant d’eux et en les attaquant «au portefeuille»!

Hébert et Chaumette s’en souviendront bientôt…

L’attaque vise aussi le maire, peut-être davantage dans sa fonction. La situation au 31 janvier est confuse: Joseph Chambon, qui a assuré l’intérim après Pétion, est sur le point de démissionner et Pache ne le remplacera que dans une douzaine de jours.

Pour l’heure, après une longue et houleuse discussion, Roux l’emporte sur la question de la permanence des réunions. Elles seront quotidiennes. La discussion sur le traitement des responsables a peut-être eu lieu, mais la décision la vide de sa substance.

Présentation du livre Jaques Roux, le curé rouge, coédité par Libertalia et la Société des études robespierristes (SER) et discussion sur les Enragé·e·s dans la Révolution française, par Jean-Numa Ducange et Claude Guillon, à 16h: La Parole errante, à Montreuil, M° Croix de Chaveaux, à l’occasion des 10 ans des éditions Libertalia.

Cliquer sur l’image pour L’AGRANDIR.

Christine Fauré parle du “Journal des dames” (1759-1778)

Mots-clefs

, , , ,

On pourra regarder et écouter ci-après l’intervention de Christine Fauré (CNRS), le 8 décembre 2016, au séminaire “l’Esprit des Lumières et de la Révolution” 2017-2018, à la Sorbonne.

Sur le Journal des dames, qui fait l’objet de cette conférence, on peut également consulter le livre de Suzanna Van Dijk (couverture ci-dessous): Traces de femmes. Présence féminine dans le journalisme français du XVIIIe siècle (1988), et sur Internet la notice rédigée par la même auteure.