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Formation et Règlement de la Société des Citoyennes républicaines révolutionnaires de Paris (1793)

 Le 22 février 1793, des citoyennes de la section des Quatre-Nations demandent au club des Jacobins une salle pour y débattre des accaparements, c’est-à-dire de la pratique réelle ou supposée de commerçants spéculateurs qui conservent des marchandises de première nécessité (pain, farine) en attendant que les prix monte (la loi du 26 juillet 1793 prévoira la peine de mort pour les accapareurs).

La demande des femmes est l’occasion de vives interventions de Robespierre jeune (le frère de Maximilien) et de Dubois-Crancé contre la taxation des denrées (fixation autoritaire du prix) et les discussions répétées sur les denrées qui ne peuvent qu’alarmer la République. Dans les tribunes, on conspue les marchands et les accapareurs qui se cachent aux Jacobins. On offre finalement aux solliciteuses le local où se réunit la Société fraternelle des patriotes de l’un et l’autre sexe. Au nombre de trois cent environ, elles se donnent le nom d’Assemblée des Républicaines. Ce rassemblement préfigure, jusque dans son appellation, la Société des Républicaines révolutionnaires qui va naître deux mois plus tard (1). Ces Républicaines première manière lisent le 24 à la barre de la Convention la pétition par laquelle elles exigent l’annulation du décret qui déclare l’argent marchandise (Théophile Leclerc et la Société fraternelle avaient déjà pétitionné à ce sujet). Le texte est classé sans suite. Certaines d’entre elles tentent de manifester le matin du 25 pour exiger une réponse des députés, mais la journée est marquée par une émeute spontanée qui éclate dans les quartiers du centre et gagne la ville entière dans la journée et la nuit. La foule, en majorité féminine, assiège les épiceries, impose la vente du sucre, du savon et de la chandelle à des prix fixés par elle (2).

C’est ensuite le 10 mai que « plusieurs citoyennes se sont présentées au secrétariat de la municipalité et, […] ont déclaré être dans l’intention de s’assembler et de former une société où les femmes seules pourront être admises. Cette société a pour but de délibérer sur les moyens de déjouer les projets des ennemis de la République. Elle portera le nom de Société Républicaine révolutionnaire et se réunira à la bibliothèque du couvent des Jacobins, rue Saint-Honoré (3). La nouvelle société présente une adresse aux Jacobins le 12. Elle revient devant ce club le 19, et cette fois encore, on peut présumer la présence de Pauline Léon. En effet, c’est une députation mixte Républicaines révolutionnaires et Cordeliers qui vient réclamer l’arrestation des députés Girondins et de tous les suspects, la formation de tribunaux révolutionnaires dans les départements, et dans les sections parisiennes. Elle demande en outre que l’armée révolutionnaire de Paris soit portée à 40 000 hommes et, de manière plus originale, « que chaque soldat de ligne ou garde national [reçoive] à l’avenir autant de portion de terre, de grandeur déterminée, qu’il aura fait de campagne ». Les biens des émigrés seront employés à payer cette « dette sacrée ». Par ailleurs, un impôt sur les riches permettra de rembourser « aux hommes de peine le surplus que le pain leur aura coûté » au-dessus de 3 sols la livre et pour une consommation hebdomadaire de 2 livres par personne. En somme, une espèce de maximum a posteriori. Si j’en crois la formulation de la Chronique de Paris du 22 mai, qui publie le même projet d’adresse à la Convention, lu le lendemain 20 mai à la Commune par la même députation (ou une autre équivalente), l’initiative revient aux Républicaines révolutionnaires puisque le texte porte la mention : « La société des cordeliers adhère à l’adresse, et en a arrêté l’impression. »

Tandis que Bentabole, qui présidait la séance aux Jacobins, a assuré les pétitionnaires que le club et eux partagent les mêmes principes, et que « l’insurrection est la dernière raison du peuple (4) », Chaumette se félicite simplement au nom du Conseil général de la Commune « de les voir exprimer leur sentiment avec cette énergie mâle et républicaine, les invite à la séance, et de suite passe à l’ordre du jour (5). »

Lorsque éclate l’insurrection anti-girondine du 31 mai, Pauline Léon est présidente de la Société des Républicaines. Plusieurs membres de la Société sont arrêtés durant ces journées. Parmi elles, Marie Anne Vilquin, à qui l’on reproche d’avoir menacé de son couteau trois hommes avec lesquels elle s’était prise de querelle sur ce qu’ils auraient dû se trouver à leur poste. Le commissaire de la section de la Butte-des-Moulins, devant qui elle comparaît, décide de son incarcération à la prison de la Force. Apprenant son arrestation, la Société dépêche sur place quatre commissaires (dont Constance Evrard) : elles obtiennent du comité de la section que leur camarade leur soit rendue, sous réserve qu’elles répondront d’elle si la justice la réclamait (6). L’arrêté de la Société est signé par Pauline Léon, en tant que présidente, et par la citoyenne Hardon, secrétaire. Celle-ci connaîtra une mésaventure similaire le 2 juin ; elle s’en tire sans l’intervention de ses amies (7).

Jacques Roux rendra hommage au rôle des « citoyennes révolutionnaires […] apôtres fidèles de la révolution [à qui] nous devons, en partie, la gloire d’avoir sauvé la République dans les journées du 31 mai et 2 juin derniers (8). » Mais sur le moment, Pauline et ses camarades éprouvent quelques difficultés à se faire admettre, aux côtés des insurgés d’abord, à la Convention ensuite. Le Conseil général de la Commune répond à leur demande de siéger avec le Comité révolutionnaire de l’Évêché (le comité « des hommes », dit le Moniteur, XVI, 527) que celui-ci n’est pas un club mais une réunion de député des 48 sections. L’argument est admissible, bien qu’on ne songe pas, au moins dans un premier temps, à l’opposer à Leclerc, mandaté par aucune section. Les citoyennes sont néanmoins invitées à assister à la séance permanente du Conseil. Le 1er juin, elles attirent son attention sur l’intendance de l’insurrection. On arrête en conséquence que « les sections feront conduire, à la suite de leurs bataillons, des voitures chargées de subsistances et que les comités civils et de police seront chargés de faire l’achat du pain et d’éviter le gaspillage (9) ». Le 2 juin, on apporte à Durand-Maillane qui préside la séance de la Convention deux billets par lesquels des députations demandent la parole. Le premier émane des 48 sections et des corps constituées du département de Paris, qui entendent « proposer la dernière mesure de salut public » ; le second est de la main de Pauline Léon : « Citoyen président, la société des Républicaines révolutionnaires désire être admise à la barre de la Convention pour lui présenter une adresse sur un objet important (10). » À peine le président a-t-il annoncé qu’il allait consulter la Convention sur l’admission des deux députations que les membres de la première, déjà entrés dans la salle, se récrient : « Non, non ! sortons tous, tous, tous, et sauvons la chose publique puisque les représentants du peuple refusent de la sauver ! Un vif mouvement se manifeste aussitôt dans les tribunes [où les Républicaines sont nombreuses] ; un cri : Aux armes ! se fait entendre : les hommes sortent précipitamment (11) ». Les demandes d’admission sont vite oubliées dans le tumulte et les débats qui suivent et aboutissent à l’assignation à résidence de vingt-deux Girondins et de dix membres de la Commission des douze.

En juillet 1793, paraît le Règlement de la société des citoyennes républicaines révolutionnaires de Paris (il est daté du 9). Qu’il reflète exactement les vues des rédactrices ou qu’il obéisse à un souci de prudence, ou encore qu’il soit le résultat de tractations entre tendances, son préambule semble surtout destiné à rassurer les hommes que l’action du club féminin inquiète et agace, et à se justifier de faire montre dans l’activité militante des défauts traditionnellement attribuées aux femmes par les hommes. Le programme lui-même est relativement anodin : instruction mutuelle, étude de la Constitution et des lois de la République, défense de tout individu victime de l’arbitraire ; il s’agit enfin de « s’occuper des affaire publiques ». C’est aller beaucoup moins loin que les Républicaines ne l’ont fait devant les Jacobins au lendemain de la création officielle de la Société. Plus question d’exterminer les scélérats, ni même de former des légions d’amazones. Le premier des 27 articles stipule d’ailleurs expressément que, si le but de la Société est bien l’armement des citoyennes, celles-ci sont « néanmoins libres » de ne pas s’armer ; cet article est d’ailleurs le moins clairement rédigé de tous, alors même que Pauline Léon avait présenté devant l’Assemblée nationale, le 6 mars 1792 (et non 1791, selon une erreur souvent recopiée), une pétition signée par plus de 300 femmes, qui réclamait le droit pour les femmes de s’armer de piques, de pistolets, de sabres et de fusils, et de s’exercer à leur maniement sous la direction d’anciens soldats. La question n’est pas simplement symbolique : les femmes révolutionnaires participent aux journées insurrectionnelles. Pauline Léon et Claire Lacombe participent ainsi au 10 août 1792. Lorsque l’on perquisitionne chez Lacombe, on trouve vingt piques de différentes formes et longueurs (12).

Le Règlement est signé par la présidente Roussaud et par quatre secrétaires : Potheau, L. Monier, Dubreuil, et Pauline Léon. On remarque l’absence de la signature de Claire Lacombe, qui ne semble s’être affirmée que progressivement comme animatrice de la Société. C’est par préjugé – la belle et scandaleuse actrice Lacombe faisait une figure plus romantique que la chocolatière Léon – et par paresse (approximations recopiées) que beaucoup d’historien(ne)s et de vulgarisateurs(trices) ont fait de Claire la fondatrice ou la cofondatrice des Républicaines, en négligeant le rôle de Pauline Léon. La première apparition attestée de Claire Lacombe comme députée de la Société des Républicaines date du 26 juin 1793, aux Jacobins.

Le 10 juillet, lendemain de la date de rédaction officielle du Règlement, Pauline Léon vient chercher l’appui des Jacobins pour une adresse qu’elle se propose de présenter le lendemain à la Convention et qui réclame l’exclusion des nobles de tous les emplois, et notamment des postes de commandement militaire. Ainsi, « de fiers républicains ne verront plus à leur tête que des gens qui leur ressemblent. » Le président rend hommage aux Républicaines et appuie leur proposition (13).

Règlement de la Société des citoyennes républicaines révolutionnaires de Paris

Les Citoyennes Républicaines Révolutionnaires, convaincues que sans mœurs et sans principes il n’y a pas de liberté, et considérant que pour bien remplir ses devoirs domestiques il faut connaître ses devoirs sociaux, c’est sous ce point de vue qu’elles se réunirent en société pour s’instruire entre elles, apprendre à bien connaître la Constitution et les lois de la République, s’occuper des affaires publiques, soulager l’humanité souffrante, et défendre tous les individus qui seraient victimes de quelque acte arbitraire ; elles veulent bannir toute personnalité, jalousie, rivalité, envie, et justifier leur titre.

Mais outre l’esprit et le principe d’une société, il faut encore un règlement particulier qui en arrête toute les conditions ; en conséquence, elles ont arrêté le règlement suivant :

I – Le but de la société ayant pour objet [sic] de s’armer pour concourir à la défense de la Patrie ; sont néanmoins libres les Citoyennes de s’armer ou de ne pas s’armer.

II – La Société aura une présidente, une vice-présidente et quatre secrétaires, qui seront changées le premier dimanche de chaque mois ; elles ne pourront être réélues que deux mois après. Les fonctions de la présidente sont de présider la Société, de répondre aux députations, et de faire observer le règlement.

III – Les fonctions des secrétaires sont de tenir registre de toutes les délibérations de la Société, et de suivre ses correspondances sous la direction de la présidente ; outre ces fonctions ordinaires, elles tiendront registre des membres de la société et des noms des sociétés affiliées, dont un tableau sera exposé dans la salle des séances.

IV – Il y aura deux censeurs qui seront nommés par acclamations ; l’une sera à l’entrée de la salle pour faire exhiber les cartes de toutes les personnes qui entreront, et l’autre sera dans la salle pour maintenir l’ordre ; elles seront changées avec le bureau.

V – La présidente sera coiffée du bonnet de la liberté, et les deux censeurs auront au bras gauche un ruban national. Lorsque la présidente ne pourra ramener l’ordre avec la sonnette, elle se décoiffera, alors toutes les citoyennes se lèveront et resteront debout jusqu’à ce qu’elle soit recoiffée.

VI – Il y aura une trésorière et deux adjoints [sic] à la trésorerie, qui seront responsables l’une pour l’autre. Leur nomination se fera le deuxième dimanche du mois, et [elles] resteront en place pendant trois mois.

VII – La trésorière rendra ses comptes tous les mois au comité d’administration, et celui-ci à la Société. Il ne pourra être fait aucune dépense que la Société n’ait émis son vœu.

VIII – Il y aura une archiviste et un adjoint à l’archiviste ; elles seront responsables l’une pour l’autre. Leur fonction se borne à mettre tous les papiers de la Société dans le meilleur ordre. Elles seront en place pendant trois mois. Toutes les pièces seront numérotées. Elles rendront compte à la fin de leur mission au comité d’administration des pièces qu’elles auront reçues, qui leur donnera une décharge si elles sont en règle, et en fera son rapport dans le cas contraire.

IX – Il y aura trois comités, l’un d’administration, l’autre de bienfaisance et l’autre de correspondance ; ils seront composés de douze membres chaque, dont six sortiront au bout de trois mois et seront remplacés par la Société.

X – Toutes les élections ci-dessus se feront par appel nominal et les autres, tels que commissaires [sic] seront faites par le bureau.

XI – La Société, considérant qu’il lui importe de conserver les actes de ses séances et de ses procédés, a arrêté qu’il sera fait un procès-verbal à toutes ses séances, qui sera signé de la présidente et [au] moins de deux secrétaires.

XII – La Société, considérant que l’on ne s’associe que pour s’honorer, se soutenir et pour s’encourager dans la vertu, a arrêté qu’elle ne recevra dans son sein que des citoyennes de bonnes mœurs ; elle a fait de cette condition la plus essentielle pour l’admission, et a voulu que le défaut de bonnes mœurs fût une des principales causes d’exclusion.

XIII – Les citoyennes qui désireront être admises dans la Société se feront présenter par un membre et appuyer par deux. Leurs noms seront proclamés dans la séance prochaine et affichés. Elles seront admises s’il ne s’élève aucune réclamation ; s’il s’en élève, leur admission sera ajournée : le comité de correspondance entendra les diverses réclamations et en fera son rapport à la Société, qui jugera dans sa sagesse les dénonciations qu’auraient pu faire certaines citoyennes, qui seront tenues de les signer.

XIV – Lorsque la liste des récipiendaires aura été proclamée, affichée et mises aux voix dans la Société, les secrétaires délivreront la carte à la personne reçue, en l’inscrivant sur les registres au nombre des membres de la Société.

XV – Toute citoyenne nouvellement reçue sera interpellée par la présidente, au nom de la Société, à prêter le serment suivant : « Je jure de vivre pour la République ou de mourir pour elle ; je promets d’être fidèle au règlement de la Société, tant qu’il subsistera ».

XVI – Celles des citoyennes qui devront prêter le serment, se placeront selon l’interpellation qui en sera faite, devant le bureau des secrétaires ; alors la présidente, au nom de l Société, leur lira la formule du serment, pendant lequel elles auront la main droite levée ; à la fin elles prononceront au milieu d’un calme respectueux qui doit régner en ce moment : Je le jure.

XVII – Tous les paquets envoyés à la Société ne seront ouverts que par la présidente ou à son défaut par celle qui la remplacera, qui ne pourra être qu’une ex-présidente ou une secrétaire en fonction.

XVIII – Toutes les correspondances seront signées de la présidente et des secrétaires, avec le cachet de la Société, et le comité de correspondance est chargé de l’envoi des arrêtés que la Société jugera convenable de faire passer aux sociétés affiliées ou à tout autre endroit.

XIX – Tous les membres de la Société ne faisant qu’une famille de sœurs, et qu’un acte arbitraire exécuté contre un de ses membres doit attaquer toute la Société ; il est enjoint à celle contre qui on violerait les lois d’en donner avis à la Société qui lui fera rendre justice.

XX – Aucun membre ne pourra prêter sa carte à qui que ce soit sous peine d’être interdit de la Société pendant un mois, et même de perdre ses entrées s’il récidive.

XXI – Aucune citoyenne ne pourra se placer au bureau, pas même celles qui sortent de place, à moins qu’elles n’y soient appelées par la présidente.

XXII – Il ne pourra être fait de collecte sans que le comité de bienfaisance n’ait fait son rapport de la demande qui lui sera renvoyée pour en prendre connaissance, et savoir si les réclamants ont des droits à la bienfaisance de la Société.

XXIII – Nulle députation ne pourra être admise, qu’elle n’ait au préalable exhibé ses pouvoirs à la présidente, qui mettra sa signature et deux des secrétaires.

XXIV – Par respect pour les sociétés que les députations représenteront, elles seront entendues sitôt leur introduction, et placées convenablement à une place vis-à-vis de la présidente, qui sera toujours libre. Sont chargés les censeurs de ne pas souffrir que ladite place soit occupée par les membres de la Société.

XXV – Nul ne pourra occuper aucune place, qu’elle ne soit membre de la Société au moins depuis trois mois ; sont exceptées des formalités ci-dessus les censeurs, qui ne sont pas réputées placés [sic, peut-être la fonction de « censeur », tantôt accordée au féminin tantôt au masculin est-elle jugée subalterne].

XXVI – La Société, considérant qu’on ne peut refuser la parole à aucun membre et que de jeunes citoyennes pourraient, avec les meilleures intentions, compromettre la Société par des motions peu réfléchies, arrête qu’elle fixe l’age de dix-huit ans pour être reçue membre de la Société ; pourront néanmoins les mères de famille amener leurs enfants jusqu’au dit âge, mais ils n’auront pas voix délibérative.

XXVII – La Société, considérant que des citoyennes voudraient parfois entrer dans son sein, quoique n’en étant pas membre, arrête qu’une citoyenne qui en demandera l’entrée, et qui sera appuyée par deux autres membres de la Société, pourra l’obtenir s’il ne s’élève aucune réclamation sur son admission.

La Société, après avoir entendu le règlement ci-dessus l’a arrêté le 9 juillet, l’an deuxième de la République française.

Signé : Rouseaud, présidente, Potheau, L. Monier, Dubreuil et Pauline Léon, secrétaires.

De l’imprimerie du Créole patriote, rue Transnonain.

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Notes

1 Aulard, t. 5, p. 37 ; Rapport de police du 24-25 février, Tuetey, t. IX, n° 427. Outre la présence très probable de Pauline Léon, membre de la Société fraternelle, on peut présumer celle de Barbe Brebiant, militante influente de la section des Quatre-Nations et future membre des Républicaines (cf. Soboul Albert et Monnier Raymonde, Répertoire du personnel sectionnaire parisien en l’an II, Publications de la Sorbonne, 1985, p. 450).

2. Les taxations ou vente à cours forcé seront régulièrement pratiquées lors des émeutes populaires dans les années 1815-1830. Cf. Louessard Laurent, La Révolution de juillet 1830, Spartacus, 1990, pp. 40, 194.

3. Moniteur, t. XVI, p. 362.

4. Aulard, t. 5, pp. 198-199.

5. A. N. : C 355, n° 1865.

6. A. P. P. : AA 90, f. 562, 563.

7. A. P. P. : AA 138, f. 476.

8. Devant la Commune, le 21 juin ; Journal de la Montagne, n° 22, 23 juin 1793.

9. Moniteur, t. XVI, p. 543.

10. A. N. : C 258, n° 528.

11. Archives parlementaires, t. 65, p. 701.

12. A. N. : T 10012.

13. Journal des débats de la société des Jacobins, 14 juillet 1793.