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Des femmes qui participent armées aux journées révolutionnaires, mais doivent supplier les hommes de leur reconnaître le « droit » d’être armées et entraînées, c’est le paradoxe des femmes qui se battent, sur tous les fronts, pour l’égalité, dans le courant même de la Révolution française.

Le plus connu des textes de pétition signé par Pauline Léon est l’Adresse individuelle à l’Assemblée nationale par des citoyennes de la capitale pour réclamer le droit de s’armer. Bien plus, il s’agit du seul texte de pétition qui soit presque certainement de sa main même.

Maurice Tourneux, et plus récemment R. B. Rose signalent l’existence de deux versions imprimées (1). La plus souvent consultée indique malheureusement la date fautive du 6 mars 1791, au lieu de 1792, qui a abusé chercheurs et éditeurs. Les éditions Des Femmes, comme les Éditions d’Histoire sociale ont reproduit l’erreur sans sourciller (2).

L’adresse a du être rédigée à la fin février 1792 ; elle est d’abord lue devant la Société fraternelle séante aux Minimes qui, sous la présidence du jacobin Tallien, en ordonne à l’unanimité l’impression et la distribution (la brochure imprimée donne la date du 27 février). Léopold Lacour, qui n’avait, lui, commis aucune erreur de date, écrivit cependant trop rapidement que la pétition était « partie de la Société fraternelle », un à-peu-près qu’Elisabeth Roudinesco aggrave en faisant de la Société des Minimes l’inventrice de l’adresse et Pauline une signataire parmi d’autres (3).

La première version ne diffère de celle lue à la barre de l’Assemblée que par une insignifiante modification du titre (Paris au lieu de « capitale ») et par l’absence de toute signature. En revanche, au bas de la version manuscrite conservée aux Archives nationales (4), la première signature, et la seule figurant dans la version imprimée sur ordre de l’Assemblée, est libellée « fille Léon ». Environ trois cent dix noms suivent celui de Pauline, dont celui de sa mère. Les mentions « femme », « fille » et « veuve » qui précèdent souvent les paraphes permettent de repérer de nombreux couples mère-fille. La signature de Mme Léon est suivie de l’indication « + fille Télohan » ; peut-être s’agit-il d’une tante de Pauline ? Constance Evrard et ses proches n’ont pas davantage manqué à l’appel puisque son patronyme apparaît trois fois. Comme au 17 juillet 1791, jour de la signature publique au Champ-de-Mars d’une pétition républicaine, on a signé en famille.

L’adresse réclame, c’est sa conclusion, le droit pour les femmes de s’armer de piques, de pistolets, de sabres et de fusils, et de s’exercer à leur maniement sous la direction d’anciens soldats qu’on désignera à cet effet.

Pour être symbolique, la question de l’armement n’est pas de pure forme : les femmes participeront bel et bien armées à toutes les journées insurrectionnelles. On verra bientôt Pauline Léon et Claire Lacombe au 10 août 1792, et lorsque l’on perquisitionne chez cette dernière en octobre 1793, on y trouve vingt piques de différentes formes et longueurs (5).

Mais l’enjeu principal de la pétition, c’est la citoyenneté des femmes. Habilement, Pauline les présente d’abord comme « patriotes », car c’est en somme la défense nationale qui justifie que le port d’armes leur soit autorisé. Puis elle affirme : « Nous sommes citoyennes », manière de prendre au pied de la lettre l’appellation qui s’impose pendant la Révolution. Ce n’est sans doute pas par hasard si le président Guyton-Morveaux ouvre sa réponse, fort bienveillante au demeurant, sur un solennel « Mesdames » ! D’ailleurs, c’est aux hommes, aux Messieurs (6 occurrences) que s’adressent les pétitionnaires, davantage qu’aux Législateurs (1 occurrence), et c’est en quoi le coup de bluff d’une citoyenneté féminine présentée comme un fait acquis butte sur la prééminence masculine. Ce sont des hommes, les législateurs, qui ont « élevé les femmes au rang de citoyennes en rendant ce titre à leurs époux ». Comment ne pas voir que cette citoyenneté « matrimoniale » dépend du bon vouloir des hommes ? Après cela, il ne sert de rien d’évoquer les journées des 5 et 6 octobre 1789 (la marche sur Versailles) ou d’assurer que les femmes « qui ont goûté les prémices de la liberté » préféreront le suicide à l’esclavage, d’autant plus qu’elles jurent de prendre soin de leur famille et de leur foyer.

Il n’est pas simple pour les militantes de rompre avec la morale traditionnelle ; elles la subissent et la reproduisent. Certes, on les félicite pour leur énergie, mais elles font peur. Et lorsqu’elles réclament l’égalité pour salaire de leurs travaux patriotiques, on leur fait sentir que leur position même de solliciteuses est l’aveu d’une faiblesse.

Pour l’heure, Pauline vient de finir sa lecture devant l’Assemblée, son président lui répond :

« Mesdames, l’histoire atteste le courage et l’héroïsme des femmes françaises : plus d’une fois elles ont versé leur sang pour la patrie, et mérité les lauriers dont on couronne le front de ses plus généreux défenseurs. Il était digne des citoyennes d’une ville qui a été le berceau de la liberté, de nous rappeler, par un sublime dévouement, les temps où des faits éclatants consacrèrent la gloire de votre sexe. L’Assemblée nationale, ou plutôt la nation entière, applaudit au sentiment qui vous conduit dans cette enceinte. Elle espère qu’un si bel exemple fera rougir enfin ces hommes faibles, plus jaloux d’un honteux repos que de la liberté, qui s’abandonnent à l’apathie au milieu des dangers qui nous menacent. Si leur cœur a été assez lâche pour ne pas palpiter encore aux noms de patrie et de liberté, peut-être que subjugués par le plus doux sentiment de la nature, et entraînés par votre enthousiasme, ils brûleront enfin du feu sacré qui vous anime. Leur retour aux vertus civiques sera votre ouvrage, et c’est un nouveau droit que vous aurez acquis à la reconnaissance publique. L’Assemblée nationale vous invite à sa séance. (Vifs applaudissements dans une partie de l’Assemblée et dans les tribunes.)

M. Dehaussy-Robecourt : Messieurs j’applaudis au patriotisme qui a conduit devant vous les généreuses citoyennes dont vous venez d’entendre la pétition ; j’applaudis à cet enthousiasme qui leur fait oublier la faiblesse de leur sexe pour voler au secours de la patrie en danger. (Murmures.) Mais, Messieurs, serions-nous réduits à une telle extrémité que ce secours nous fût nécessaire ? 150 000 hommes armés ne présentent-ils pas une force plus que suffisante pour protéger efficacement la liberté et les propriétés, si elles étaient menacées ? (Rires.)

Gardons-nous d’intervertir l’ordre de la nature ; elle n’a point destiné les femmes à donner la mort ; leurs mains délicates ne furent point faites pour manier le fer, ni pour agiter des piques homicides. Je demande donc qu’en faisant mention honorable de la pétition des citoyennes de Paris qui ont paru à la barre et en décrétant l’impression, l’Assemblée passe à l’ordre du jour.

M. Thuriot : Je demande l’impression et l’insertion, avec mention honorable au procès-verbal. [Adopté.]

M. Chabot : Je demande le renvoi de la pétition au comité militaire.

Voix diverses : Le renvoi au comité de l’ordinaire des finances ! – Le renvoi au comité de liquidation ! (Rires prolongés.) L’Assemblée passe à l’ordre du jour (6). »

S’il s’est tout de même trouvé une majorité de députés pour voter l’impression de l’adresse et la mention honorable, bien peu parmi eux songeaient à donner une autre suite à la démarche des citoyennes. Le jacobin Chabot fait exception, qui propose le renvoi au comité militaire. Les plaisanteries que déclenche sa demande sont particulièrement cyniques, le renvoi aux divers comités de l’Assemblée équivalait souvent à une discrète liquidation (7). Ici, l’impression du texte ayant déjà été votée quand il prend la parole, il est probable que Chabot souhaitait réellement voir l’armement des femmes étudié par le comité idoine.

Il arrivera aux Républicaines révolutionnaires d’adopter un langage que nous dirions plus « féministe (8) » pour appeler, au printemps 1793, les citoyennes à s’armer. Le 12 mai, aux Jacobins, où Leclerc vient parler au nom des frères Lyonnais, une délégation des Républicaines (dont nous ignorons la composition) affirme qu’il faut pour sauver la patrie « des mesures promptes et vigoureuses. Tandis que nos maris seront aux frontières, les ennemis du dedans égorgerons leurs femmes et leurs enfants. Tendres mères, voulez-vous voir vos enfants égorgés dans vos bras ? Levez-vous donc, et pour les sauver, demandez qu’on extermine tous les scélérats […]. Que des compagnies d’amazones se forment pour combattre les ennemis de l’intérieur […]. Nous avons arrêté que toutes les femmes, depuis l’âge de dix-huit ans jusqu’à cinquante, se formeront en corps d’armée […]. Nous allons faire une collecte pour armer les femmes des sans-culottes qui n’auraient pas les moyens de se procurer des armes. » Ce passage est applaudi, mais l’oratrice attaque bientôt, et fort vivement, les femmes des députés « qui ne voudraient pas déranger une épingle, qui ne veulent se priver de rien » (applaudissements), et les somme de prouver leur ardeur civique en s’associant à la pétition. Cette fois, les réactions hostiles se multiplient ; le bruit couvre rapidement, malgré les rappels à l’ordre, la voix de l’oratrice qui sanglote. « Nous sauverons la patrie, citoyens, ne croyez pas nous décourager », parvient-elle à articuler. Finalement, le président Bentabole rend hommage au « courage héroïque » des Républicaines et reconnaît sous les applaudissements que leur Société et celle des Jacobins ont à combattre les mêmes ennemis (9).

Le lendemain 13 mai, c’est à peu de chose près le même discours que les Républicaines tiennent devant l’assemblée générale de la section du Muséum (10) : « Que des compagnies d’amazones sortent de leurs faubourgs, des halles et des marchés de cette cité immense ! C’est là qu’habitent les véritables citoyennes, celles qui, dans ce séjour de corruption ont conservé des mœurs toujours pures et seules ont senti le prix de la liberté et de l’égalité. » La formation des bataillons féminins est ici plus clairement annoncée comme l’effet d’une réquisition : « Nous avons arrêté que toutes les citoyennes de chaque section soient requises depuis l’âge de 18 ans jusqu’à l’âge où leurs forces ne leur permettront plus de défendre leur foyer. » Le président les gratifie d’une réponse emphatique.

Enfin, le 27 mai, une députation des Républicaines révolutionnaires se présente aux Jacobins. Nous en ignorons une fois encore la composition, mais nous savons qu’à cette date Pauline Léon est présidente de la Société. Son discours associe sans détours protestation féministe et mot d’ordre insurrectionnel : « Il est temps que vous ne voyiez plus en nous des femmes serviles, des animaux domestiques ; il est temps que nous nous montrions dignes de la cause glorieuse que vous défendez. […] Il est temps de nous montrer ; n’attendons pas les poignards dans notre lit ; formons-nous en phalanges et faisons rentrer l’aristocratie dans le néant (11). » Bentabole applaudit leur zèle : « La société se rappelle combien vous avez été utiles au 10 août, elle se félicite de vous voir dans son sein ».

CP Pauline

Légende verticale (en rouge) «N° 34 Pétition de Citoyennes de Paris demandant des armes pour défendre la constitution – 6 mars 1792.»

Note  J’ai découvert récemment, dans le riche fond de la Bibliothèque Marguerite Durand, l’existence de cette carte postale, portant la marque ELD, pour Eugène Le Deley, important éditeur parisien de cartes postales actif entre la fin du XIXe siècle et la Première Guerre mondiale. La carte reproduit le texte de la pétition de Pauline Léon, et par un effet de découpage et de superposition une partie des signatures. Le n° 34, figurant avant la légende, donne à penser qu’il existe une série de cartes sur la Révolution, peut-être éditée à l’occasion du premier centenaire d’icelle. Je n’ai pu pour l’instant trouver aucune information sur cette série, dont je ne connais que ce numéro. Avis aux cartophiles, curieux, curieuses et chercheur(e)s…

L’existence de cette carte particulière, probablement tirée à un grand nombre d’exemplaires (ELD était un éditeur de CP d’envergure nationale disposant de «magasins concessionnaires» en province, à Nice par ex.) donne une information précieuse sur la persistance d’une mémoire des luttes des femmes révolutionnaires, diffusée par des moyens aussi populaires que l’était alors la carte postale.

Adresse individuelle à l’Assemblée nationale, par des citoyennes de la capitale, le 6 mars 1792 ; imprimé par ordre de l’Assemblée nationale.

Législateurs,

Des femmes patriotes se présentent devant vous pour réclamer le droit qu’a tout individu de pourvoir à la défense de sa vie et de sa liberté.

Tout semble nous annoncer un choc violent et prochain : nos pères, nos époux et nos frères seront peut-être les victimes de la fureur de nos ennemis ; pourrait-on nous interdire la douceur de les venger, ou de mourir à leurs côtés ? Nous sommes citoyennes ; et le sort de la patrie ne saurait nous être indifférent.

Vos prédécesseurs ont remis le dépôt de la Constitution dans nos mains, aussi bien que dans les vôtres : eh ! comment conserver ce dépôt, si nous n’avons des armes pour le défendre des attaques de nos ennemis ?

Oui, Messieurs, ce sont des armes qu’il nous faut ; et nous venons vous demander la permission de nous en procurer. Que notre faiblesse ne soit pas un obstacle : le courage et l’intrépidité y suppléeront ; et l’amour de la patrie, la haine des tyrans nous feront aisément braver tous les dangers. Ne croyez pas cependant que notre dessein soit d’abandonner les soins, toujours chers à nos cœurs, de notre famille et de notre maison, pour courir à la rencontre de l’ennemi.

Non, Messieurs : nous voulons seulement être à même de nous défendre ; vous ne pouvez nous refuser, et la société ne peut nous ôter ce droit que la nature nous donne ; à moins que l’on ne prétende que la Déclaration des Droits n’a point d’application pour les femmes, et qu’elles doivent se laisser égorger comme des agneaux, sans avoir le droit de se défendre ; car, croit-on que les tyrans nous épargneraient ? Non, non : ils se souviendraient des 5 et 6 octobre… Mais, nous dira-t-on, les hommes sont armés pour vous défendre ; d’accord, mais aussi, répondrons-nous, pourquoi nous priver du droit de concourir à cette défense, et du plaisir de conserver leurs jours aux dépens des nôtres ? Connaissaient-ils bien le nombre et la force de nos ennemis cachés ? N’auront-ils qu’un combat à donner ? Notre vie est-elle plus chère que la leur ? Et nos enfants, ne sont-ils pas orphelins par la perte de leur père, comme par celle de leur mère ? Pourquoi donc n’emploierait-on pas pour terrasse l’aristocratie et le despotisme toutes les ressources du civisme et du zèle le plus pur, de ce zèle que des hommes froids pourront bien qualifier de fanatisme et d’exagération, mais qui n’est que le résultat naturel d’un cœur brûlant de l’amour du bien public ?

Sans doute, Messieurs, que les plus heureux succès couronneront la justice de notre cause : eh bien ! alors nous aurons le bonheur d’avoir contribué à la victoire. Mais si, par la ruse de nos ennemis ou la trahison de quelques-uns des nôtres, la victoire restait aux méchants, n’y aurait-il pas de la cruauté à nous condamner d’attendre, dans nos maisons, une mort honteuse, et toutes les horreurs qui la précéderaient, ou un malheur plus grand encore, celui de survivre à tout ce que nous avons de plus cher, à notre famille et à notre liberté ? [Applaudissements]

Non, Messieurs, ne le pensez pas : si, par des raisons que nous ne concevons pas, vous vous refusiez à nos justes demandes, des femmes que vous avez élevées au rang de citoyennes en rendant ce titre à leurs époux, des femmes qui ont goûté les prémices de la liberté, qui ont conçu l’espoir de mettre au monde des hommes libres, et qui ont juré de vivre libres ou mourir ; de telles femmes, dis-je ne consentiront jamais à donner le jour à des esclaves ; elles mourront plutôt ; elles tiendront leur serment !… et un poignard, dirigé contre leur sein, les délivrerait des malheurs de l’esclavage !… Elles mourront, en regrettant, non la vie… mais l’inutilité de leur mort, en regrettant de n’avoir pu, auparavant, tremper leurs mains dans le sang impur des ennemis de la patrie, et venger quelques-uns des leurs !

Mais, Messieurs, détournons la vue de ces cruelles extrémités. Quels que soient la rage et les complots des aristocrates, ils ne réussiront pas à vaincre tout un peuple de frères réunis et armés pour la défense de ses droits. Aussi ne demanderons-nous que l’honneur de partager leurs fatigues et leurs glorieux travaux, et de faire voir aux tyrans que les femmes aussi ont du sang à répandre pour le service de la patrie en danger.

Messieurs,

Voici ce que nous espérons obtenir de votre justice et de votre équité :

1°) La permission de nous procurer des piques, des pistolets et des sabres (même des fusils pour celles qui auraient la force de s’en servir), en nous soumettant aux règlements de police ;

2°) De nous assembler les fêtes et dimanche au Champ de la Fédération, ou autres lieux convenables, pour nous exercer à la manœuvre desdites armes ;

3°) De nommer, pour nous commander, des ci-devant gardes françaises, toujours en nous conformant aux règlements que la sagesse de M. le Maire [Pétion] nous prescrirait pour le bon ordre et la tranquillité publique.

Signé, LÉON, fille, etc.

Suivent trois cent et quelques signatures.

De l’Imprimerie nationale.

 

Notes

1. Bibliographie de l’histoire de Paris pendant la Révolution française, t. II, p. 455 et « Socialism and the French Revolution : the Cercle Social and the Enragés », in Bulletin of the John Rylands library, vol. 41, n° 1 septembre 1958.

2. Cahiers de doléances des femmes et autres textes, éd. Des Femmes, 1981 ; Les Femmes dans la Révolution française, EDHIS, 1982. On retrouvera la même erreur dans plusieurs communications présentées au colloque international de Toulouse sur Les Femmes et la Révolution française (Actes, vol. I, 1989). Rectifiée d’ailleurs dans le même volume par Dominique Godineau, elle figure notamment dans un texte intitulé « Pauline Léon et la société des citoyennes républicaines révolutionnaires » dû à M. B. Jeschonnek, de l’académie des sciences de Berlin-Est. J’y relève 4 erreurs et affirmations non fondées en 3 pages. Encore est-ce l’effet d’un préjugé favorable si j’attribue à une traduction incompétente la perle que voici à propos du « maximum » : les Républicaines réclamaient « la fixation de prix élevés pour les produits alimentaires » (p. 85) !

3. Théroigne de Méricourt, 1989, p. 107 ; Trois femmes de la Révolution, 1900, p. 258.

4. B. N. : 8° Lc33 3 x ; A. N. : C 145.

5. A. N. : T 100l2.

6. Je donne l’intégralité du débat d’après les Archives parlementaires, t. 39, p. 424.

7. Une brochure qui réclame en 1793 que « les accapareurs de blé et les marchands d’argent soient mis sur-le-champ à la guillotine » évoque le procédé en termes bien sentis : « Ah ça, nos mandataires, écoutez-nous, et ne vous foutez pas les airs de renvoyer notre pétition à vos comités ; parce que nous vous montrerions par règle mathématique [soustraction de la tête probablement] qu’un commis est au-dessous d’un commettant. » Le Dernier Cri des sans-culottes qui demandent du pain à la Convention nationale, 8 p., B. N. : Lb41 2886. Autre version signé Durandé : Le Dernier cri des sans-culottes qui manquent de pain, à la Convention nationale. Ou leur dernier coup de cloches, pour réveiller les Patriotes endormis. Une déplorable coquille, ce qui est un pléonasme, avait effacé dans mon texte le « o » de « au-dessous » pour en faire un fautif « au-dessus », soit l’inverse de ce qu’entendait signifier l’auteur de la brochure.

8. Lacour parle d’un « féminisme militaire » et Roudinesco, plus heureusement à mon sens, de « féminisme guerrier ».

9. D’après les comptes rendus du Journal des débats de la société des Jacobins, n° 412, et de La Révolution de 92, n° 238.

10. Bibliothèque Victor Cousin, ms. 117, f. 147-148.

11. Buchez et Roux, t. 27, pp. 275-276.

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