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Disposant d’une édition en reprint de l’ouvrage d’Albert Mathiez de 1928 La Réaction thermidorienne, j’avoue n’avoir pas prêté une attention particulière à la réédition de 2010 — excellente initiative d’Éric Hazan aux éditions La Fabrique — avec une présentation de Yannick Bosc et Florence Gauthier, dont Serge Aberdam* m’a judicieusement recommandé la lecture.

Florence Gauthier poursuit là une entreprise de (re)construction de Robespierre en héros positif de la révolution sociale, au programme plus radical que tout autre, à la légitimité impeccable quelque soient ses virevoltes (ainsi retiendra-t-on à son crédit son « opposition » à la peine de mort, nullement entamé par les assassinats légaux auxquels il a prêté la main), et qui plus est d’une parfaite « galanterie démocratique » (dont les citoyennes républicaines révolutionnaires se seraient bien passé de subir les manifestations !).

Il est assez logique qu’Albert Mathiez, lui-même d’un robespierrisme assez peu nuancé, lui paraisse utile à remettre au goût du jour. C’est sans doute une qualité de plus d’avoir été membre, entre 1919 et 1923, du parti communiste, de l’avoir quitté, et d’avoir subi par la suite les critiques des idéologues staliniens.

J’ai récemment, dans ma présentation à la réédition chez Libertalia du livre de Daniel Guérin Bourgeois et bras-nus, rappelé à quel point les débats historiens et politiques ou idéologiques sur la Révolution française s’entrecroisent, au point qu’il est impossible de faire le départ entre ce qui relève d’une relecture historienne et ce qui relève d’un changement de ligne idéologique. On a pu voir ainsi un historien proche du parti communiste (Soboul) se faire tancer par les idéologues soviétiques pour avoir, en quelque sorte, « laissé le champ libre » à un historien trotskiste (Guérin).

Antistalienne convaincue — c’est une justice qu’on peut lui rendre — Florence Gauthier veut s’opposer à un économisme mécaniste justifié par Marx, qui fixe des stades historiques inéluctables au développement des sociétés humaines[1]. Par ailleurs d’un robespierrisme passionnel (au sens amoureux, donc irrationnel, du terme), elle récuse l’idée d’une « révolution bourgeoise », réellement existante et souhaitable, qui aurait dû borner les espérances et les pratiques des travailleurs du XVIIIe siècle, notamment des paysans, et qui viendrait a posteriori dévaluer la position de Robespierre. C’est une vision discutable, mais très stimulante, au moins dans sa première caractéristique ci-dessus rappelée. Les subtilités de cette position anti-économiste et plus encore son articulation avec le robespierrisme passionnel ne sont pas toujours évidentes à saisir, comme Éric Hazan en a donné une malheureuse illustration dans son Histoire de la Révolution, récusant la notion de « révolution bourgeoise » comme il avait cru comprendre qu’il était bon de le faire, puis renonçant dans le même mouvement à toute idée de lutte des classes, et se trouvant de ce fait sans aucun moyen d’analyser des événements qu’il regrette (la liquidation des hébertistes et des Enragés), et dont Florence Gauthier semble s’accommoder sans état d’âme.

Comme Mathiez, cette dernière ne peut en effet prendre en considération une quelconque « gauche » de Robespierre, ou un embryon de prolétariat réel lequel viendrait vider de son contenu la générosité supposée de Robespierre à l’égard d’un « peuple » abstrait.

La réédition de La Réaction thermidorienne lui permet d’avancer un pion assez « original », en remettant en lumière un texte oublié dans lequel — contre Mathiez et contre Robespierre — un journaliste stalinien, Jean Fréville de son nom de plume[2], fait de Jacques Roux et Varlet des héros prolétariens dans le journal L’Humanité :

« Quand se forma à Paris, autour de Varlet et de Jacques Roux, le parti des Enragés qui réclamait la guillotine pour les accapareurs, — parti que nous, communistes, saluons comme le porte-parole des ouvriers parisiens de 1793, — Robespierre le combattit. »

Compromettre dans les années 2000 — en utilisant les analyses, d’ailleurs exactes sur ce point, du stalinien Fréville en 1932 —, les Enragés Roux et Varlet, avec Thorez, Staline et le Goulag, reconnaissons que c’est un joli bluff de propagande !

Lisons Gauthier et Bosc (p. 21) : « Fréville, qui n’est pas historien, mesure le travail de Mathiez à l’aune de la version stalinienne qui fait de Varlet et de Jacques Roux les “porte-parole des ouvriers” que Robespierre aurait combattus [suit le passage de Fréville reproduit ci-dessus]. Cette interprétation est fantaisiste : Varlet et Jacques Roux n’ont en effet jamais cherché à se rapprocher pour former un groupe, mais le nouveau dogmatisme avait besoin d’un embryon de “parti prolétarien” pour étayer sa thèse de la “révolution bourgeoise” et n’hésita pas à le fabriquer de toutes pièces. »

À strictement parler, on ignore largement dans quelle mesure Varlet et Roux ont « cherché à se rapprocher ». Encore faut-il rappeler ce que l’on sait, c’est-à-dire qu’ils se sont effectivement rapprochés, et Leclerc avec eux, peut-être sans l’avoir « cherché », au moment de la rédaction du « Manifeste des Enragés », et lors de l’insurrection des 31 mai, 1er et 2 juin 1793. Qu’ils n’aient jamais formé un parti, au sens bolchevique du terme, est évident (sur ce point, je renvoie à Notre Patience est à bout (IMHO, 2009). Remarquons que nous ignorons si Fréville emploie l’expression « le parti des Enragés » autrement que comme équivalent de « l’ensemble des forces qui, autour des Enragés, réclamaient etc… » Remarquons surtout qu’il est maladroit d’opposer à Mathiez l’idée d’un « parti des Enragés », puisqu’il l’utilise lui-même, au moins dans La Vie chère et le mouvement social sous la Terreur (1927).

Bien plus, il dit dans cet ouvrage le contraire, mot pour mot, de ce que Gauthier et Bosc affectent comme position commune avec lui pour mieux l’opposer à Fréville : « Autrefois, Varlet et Jacques Roux agissaient d’ordinaire isolément. Maintenant [fin mai- début juin 1793] ils sont unis et se concertent. Il est significatif à cet égard qu’au moment de l’arrestation de Varlet le 24 mai, ce soit Jacques Roux qui rédige la pétition des Gravilliers pour sa mise en liberté. Il est significatif aussi que, dès le principe, ni Varlet, ni Jacques Roux, ni Leclerc ne se déclarent satisfaits des résultats de l’insurrection. […] Tous se passa comme si ces trois hommes, Varlet, Jacques Roux et Leclerc, s’étaient effectivement concertés. (pp. 207-208) »

On vérifie une fois de plus que les usages idéologiques de l’histoire s’accommodent mal de la rigueur scientifique.

Plus généralement, faut-il déduire de l’article nécrologique que je reproduis intégralement ci-dessous une sanctification-confiscation stalinienne, donc assez tardive, de Jacques Roux et des autres figures du courant des Enragés ? Ce serait, là-encore, une simplification. Il faut, pour le vérifier, considérer la manière dont Roux et les Enragés apparaissent dans le journal L’Humanité, au fil des années. Ce sera la matière du prochain article mis en ligne.

Revenons pour l’instant au texte de Fréville, dont on retiendra l’extrême sévérité à l’égard de Mathiez, égaré au PC à la suite d’ « assimilations erronées », comprenez : entre la Révolution russe et la Révolution française, ou plus précisément entre bolcheviques et robespierristes. Sévérité qui ne recule pas devant des outrances manifestes, certes dans le ton de l’époque, comme lorsque l’auteur tente, par un « raisonnement » aussi odieux que tortueux à rapprocher Mathiez du fascisme : « Mathiez s’apparente au “jacobin” Herriot, il est le grand homme des jeunes radicaux dont la phraséologie démagogique fraie la voie au “Comité de Salut Public” bourgeois et au fascisme. »

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*Serge Aberdam, dont je profite de l’occasion pour signaler, à propos de Jacques Roux, l’article intitulé «Critiquer la Constitution de 1793 du point de vue de l’humanité souffrante, est-ce nécessairement prendre un parti extrême ?», dans «Extrême» ? Identités partisanes et stigmatisation des gauches en Europe (XVIIIe-XXe siècle), Presses universitaires de Rennes, 2012, sous la direction de M. Biard, B. Gainot, P. Pasteur & P. Serna.

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Mathiez, historien de la Révolution française

par Jean Fréville

L’Humanité, 8 mars 1932, rubrique « Les Livres », p. 4.

Albert Mathiez est mort il y a dix jours, frappé d’une congestion cérébrale en professant son cours à la Sorbonne. Il s’était consacré à l’étude de la Révolution française.

Mathiez fut un démocrate petit-bourgeois, un jacobin pétrifié en dehors du mouvement de l’histoire vivante. Des assimilations erronées l’amenèrent dans les rangs du Parti communiste au moment de la vague révolutionnaire qui suivit la guerre. La Révolution russe l’attirait, il l’admira sans la comprendre, confondant la dictature des sans-culottes avec la dictature du prolétariat. Le socialisme victorieux en URSS le détacha de l’URSS. Quand l’historien Tarlé, mêlé au procès du parti des industriels, fut arrêté à Moscou en 1930, Mathiez mêla sa voix aux imprécations « démocratiques » des ennemis du prolétariat international. Sur le champ de bataille de l’histoire, il s’était depuis longtemps rangé aux côtés des défenseurs de la propriété privée.

Il a mené — c’est un de ses mérites — la lutte contre les mensonges de l’histoire officielle, contre Michelet ennemi de Robespierre, contre Aulard apologiste de Danton. Il s’est acharné à crever la légende dantonienne, mise en honneur par Auguste Comte et l’école positiviste, la légende de Danton canonisé depuis 1890 dans les universités de la IIIe République. Car pour la bourgeoisie impérialiste, Danton, l’aventurier vénal, symbolise le patriotisme et l’union sacrée.

On a loué Mathiez de n’avoir pas omis le facteur économique dans l’histoire. Son ignorance du marxisme, sa méconnaissance du matérialiste dialectique ne lui ont pas permis de discerner la dynamique du développement des sociétés. Il a borné son horizon politique à la démocratie bourgeoise. Son « jacobinisme », à l’époque de l’impérialisme, recouvre un contenu réactionnaire. Mathiez s’apparente au « jacobin » Herriot, il est le grand homme des jeunes radicaux dont la phraséologie démagogique fraie la voie au « Comité de Salut Public » bourgeois et au fascisme.

Mathiez, hypnotisé par la Révolution française, voit en elle un fait définitif dont l’histoire n’aura qu’à dérouler les conséquences. Il appelle quelque part Babeuf « le disciple et l’héritier de Robespierre ». Dans son désir de lier le prolétariat à la bourgeoisie, il écrit que « le droit ouvrier puise à la même source et à la même origine que le droit bourgeois ». En ce sens, il restera l’un des historiens aimés du réformisme.

Comme Jaurès, il est persuadé que « la démocratie a, par elle-même, une vertu socialiste », — bien qu’il traite de factieux les ouvriers du faubourg Saint-Antoine descendus dans la rue à l’appel des Enragés ou d’Hébert. Sans lui faire endosser les erreurs de jugement de l’Histoire socialiste de la Révolution française de Jaurès, lequel « élargit » Marx à l’aide de Plutarque et de Michelet, on doit souligner que Mathiez considère le socialisme comme l’extension de la démocratie. Il n’admet le prolétariat que comme un allié et un appendice de la bourgeoisie en lutte contre ses ennemis.

« Tout le terrorisme français, a écrit Marx dans un article de la Neue Rheinische Zeitung en 1848, ne fut qu’une manière plébéienne d’en finir avec les ennemis de la bourgeoisie, l’absolutisme, le féodalisme et l’esprit petit-bourgeois ».

Pour Mathiez, tout le terrorisme français, toute la Révolution, c’est Robespierre. Il donne ainsi une analyse fausse des forces motrices de la Révolution. Il masque l’autre face du jacobinisme, sa face réactionnaire, tournée, pleine de menaces vers le prolétariat et l’hébertisme. Il ne le montre que dans sa lutte contre la noblesse, et non dans sa répression contre le quatrième État.

Mathiez prend la défense des Montagnards contre les Girondins. Ceux-ci étaient des propriétaires imbus du sentiment des hiérarchies sociales, enrichis par le commerce des  biens nationaux et des denrées.

« Les Girondins, écrit Mathiez, étaient-ils dans leur droit en confondant les Montagnards avec les communistes ? Les communistes ne formaient pas un parti. C’étaient des individus isolés, sans lien les uns les autres. La Commune avait juré de respecter les personnes et les propriétés. Robespierre répudia formellement le communisme. Il traita la loi agraire “d’absurde épouvantail présenté à des hommes stupides par des hommes pervers”… Sur ce point, Robespierre n’a jamais varié. Il a toujours considéré le communisme comme un rêve impossible et insensé. Il voulait mettre des bornes au droit de propriété, en prévenir les abus. Il ne songea jamais à le supprimer[3]. »

Quand se forma à Paris, autour de Varlet et de Jacques Roux, le parti des Enragés qui réclamait la guillotine pour les accapareurs, — parti que nous, communistes, saluons comme le porte-parole des ouvriers parisiens de 1793, — Robespierre le combattit. « La liberté, s’écriait Jacques Roux devant la Convention, le 25 juin 1793, la liberté n’est qu’un vain fantôme quand une classe d’hommes peut affamer l’autre impunément ! ». Le mouvement prenait un caractère nettement antijacobin. les ouvriers pillaient les magasins, se faisaient livrer par force le savon, le sucre, la chandelle, à des prix qu’ils fixaient. « On put craindre par instants, écrit Mathiez, qu’à la Révolution politique (?) succédât la Révolution sociale. Après les nobles, après les prêtres, après le roi, les riches auraient aussi leur tour[4] ».

La bourgeoisie constitua un front unique contre le prolétariat. Danton propose que les propriétés soient éternellement maintenues. Marat accuse les pétitionnaires ouvriers d’être des aristocrates déguisés, de stipendiés du royalisme (le vieil argument du communisme faisant le jeu de la réaction ne date pas d’hier). La Convention vote, le 18 mars 1793, la peine de mort contre quiconque proposerait la loi agraire, c’est-à-dire le partage des terres…

Mathiez est entièrement du côté de la conservation bourgeoise contre le prolétariat révolutionnaire. « Robespierre fournit en ce mois d’août 1793 un effort admirable. Il rendit d’abord à la Révolution française un signalé service en la débarrassant de la démagogie des Enragés[5] ». Robespierre reprend contre eux les calomnies de Marat et fait jeter Jacques Roux en prison, où il se suicidera…

Cependant, la colère populaire grondait.. La poussée hébertiste d’août et de septembre 1793 met la Terreur à l’ordre du jour, fait adopter la loi des suspects, arrache la taxe de toutes les denrées de première nécessité (le maximum), impose la création d’une armée révolutionnaire pour les réquisitions, sauve en un mot la République.

« C’est la guerre ouverte des riches contre les pauvres, ils veulent nous écraser, eh bien ! il faut les écraser nous-mêmes », déclare Chaumette. Hébert, dans le Père Duchesne, appelle ses troupes, les serruriers et les ouvriers du bâtiment, à l’insurrection.

La Révolution se développe, la lutte contre la religion et « les préjugés de dix-huit siècles » s’intensifie. Sous la pression des masses, les boulangeries deviennent presque partout municipales, il n’y eut plus qu’une seule espèce de pain, le pain de l’Égalité. En décembre 1793, la carte de pain est introduite à Paris, puis la carte de viande, de sucre, de beurrée. Les prolétaires, jusque-là dédaignés, sont adulés ; pour plaire aux sans-culottes, les bourgeois troquent le froc contre la petite veste courte, la carmagnole.

Le blason est enfin vaincu,

Le rabat branle dans le manche,

La théologie est à cul,

La loi ne veut plus de dimanche ;

Tout leur fanatique opium

Et leur dominus vobiscum

Ne valent pas le maximum.

Cette chanson hébertiste en l’honneur de la taxation des denrées — on y trouve l’image que reprendra Marx dans sa phrase célèbre sur « la religion opium du peuple » — laisse éclater la joie des prolétaires qui veulent une égalité vraie et non verbale. Les « excès » provoquent la réaction des classes possédantes, qui feront de Robespierre l’exécuteur de leurs volontés. L’athéisme et le matérialisme du Père Duchesne sapent les « bases morales » de la société, c’est « l’Incorruptible » qui sera chargé d’en finir avec ces ennemis de l’ordre social et de la Vertu.

Contre Hébert, il fera dissoudre une grande partie des armées révolutionnaires départementales ; il affaiblira l’armée révolutionnaire de Paris ; et quand Hébert et Carrier en appelleront à l’insurrection, le 2 mars 1794, Robespierre fera arrêter les « conjurés » qui seront exécutés le 24 mars.

La destruction de la « faction hébertiste », comme s’exprime Mathiez, fut le coup mortel porté à la dictature jacobine elle-même. Robespierre a brisé la force motrice la plus conséquente de la Révolution, il a préparé, avec sa propre fin, la victoire de la réaction thermidorienne.

Mathiez ne voit pas tout cela. Il ne comprend pas les lois du développement de la Révolution, pas plus que les fautes ni les faiblesses du jacobinisme.

En approuvant sans réserves les actes des jacobins, en renonçant à les critiquer, en se plaçant dans la première grande bataille du prolétariat moderne contre les classes possédantes du côté de la bourgeoisie, en condamnant les fossoyeurs futurs de « l’Ancien Régime » capitaliste, Mathiez trahit véritablement les traditions révolutionnaires des Jacobins. Il se place objectivement du côté de l’Ancien Régime capitaliste, il le défend dans ses conquêtes et dans ses œuvres contre les premières vagues de la révolution prolétarienne.


[1] Voir Gauthier, Florence, « De Mably à Robespierre. De la critique de l’économique à la critique du politique », in Thompson, E. P., et autres, La Guerre du blé au XVIIIe siècle, 1988 [Voir également l’introduction au vol. par F. Gauthier & Guy-Robert Ikni.]

[2] Fréville, Jean. Pseudonyme d’Eugène Schkaff (1895-1971). Avocat et journaliste. D’origine russe ; sa famille émigre en France, en 1903. Il rencontre Maurice Thorez, en 1927, à Moscou, et adhère au Parti, sans doute la même année. Entre à l’Humanité en 1931. Probablement l’un des nègres de Thorez pour son autobiographie, Fils du peuple. Chef adjoint de son cabinet, lorsque celui-ci est nommé ministre, en novembre 1945. Voir la notice de Nicole Racine dans le dictionnaire Maitron.

[3] Mathiez, La Révolution française, t. II, p. 64-67. [Note de Fréville]

[4] Mathiez, La question sociale pendant la révolution française, p. 29. [Note de Fréville]

[5] Mathiez, La Révolution française, tome III, p. 31. [Note de Fréville]