Mots-clefs

, , ,

 

Capture d’écran 2015-01-25 à 13.39.44

Parmi les intervenantes à la demi-journée d’étude de Mnémosyne du 24 janvier, Nicole Dufournaud, dont j’avais lu la contribution, « Femmes en armes au XVIe siècle », à l’ouvrage dirigé par Coline Cardi et Geneviève Pruvost : Penser la violence des femmes (La Découverte, 2012, pp. 75-84).

 

J’en donne un court extrait (comme d’habitude sans les notes ; se reporter à l’original) :

 

À Nantes, une quittance de 1503 prouve qu’un service de garde payant pouvait être assumé par des femmes. La veuve Jehanne Godin reçoit un salaire de Pierre Picart, receveur et miseur de Nantes : elle a gardé la porte de Saint- Nicolas pendant un an et treize jours, la porte Poissonnière pendant cinq mois et douze jours, et la porte du port Briand Maillard pendant six mois et dix jours. S’y ajoute la garde des logis « de dessus la muraille » pendant deux ans. […] La garde des murailles des villes fait l’objet d’une organisation administrative précise. Des listes sont constituées qui sont appelées « nommee ». À Nantes en 1522, neuf femmes sur quatre-vingt-seize noms, soit 9 %, y sont nommées en leur nom propre ou représentent leurs enfants dont elles sont tutrices ou curatrices. Seules deux d’entre elles se font représenter par un homme. Toutes et tous certifient avoir servi à la garde de la ville et du château de Nantes.

Le texte de cette contribution est accessible en ligne.

Par ailleurs, la thèse intégrale de Nicole Dufournaud Rôles et pouvoirs des femmes au XVIe siècle dans la France de l’Ouest (EHESS, 2007) est téléchargeable sur son site personnel (voir lien au bas de sa page d’accueil).

Travail passionnant, sources précieuses pour qui s’intéresse à l’histoire des femmes et singulièrement à l’usage des armes qui leur est reconnu, voire imposé, deux siècles avant la Révolution.

On peut aussi suivre l’auteure sur Twitter.