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La numérisation des sources est une bien belle chose. Et utile.

Sans le vouloir (ou bien…), les «petites mains» chargées d’effectuer cette tâche routinière et d’un taylorisme caricatural se signalent à notre attention par des dérapages et ratages spectaculaires. Lesquels attestent d’ailleurs qu’aucune vérification n’est effectuée sur les documents finis, ou au moins pas systématiquement.

Ironie de la technique moderne, on repère dans la numérisation de certains documents le type de problème que rencontre l’opérateur ou l’opératrice — toujours la page de droite (ou de gauche) sabotée — aussi sûrement que l’on repérait jadis le changement d’équipe dans un jeu d’épreuves (le meilleur ou le pire typo partait déjeuner: la qualité changeait brusquement).

Les conséquences ne sont pas minces lorsque vous avez la malchance que la ou les pages ratées se trouvent être celles, ou parmi celles, qui vous intéressent.

Reconnaissons cependant que le résultat peut parfois présenter, du point de vue esthétique, un autre type d’intérêt.

Je vous laisse en juger à partir d’un cas précis: la page 386 du Procès-verbal des séances de l’Assemblée nationale de France, t. I, Paris, 1791, numérisé par Google (détail).

 Capture d’écran 2015-05-31 à 16.41.22On peut cliquer sur l’œuvre pour l’AGRANDIR.