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La guillotine peut inspirer artistes et publicitaires de mille manières, en général comme symbole repoussant de la Révolution. Elle est rarement représentée de manière positive. C’est pourtant ce que l’agence de publicité hondurienne Ogilvy a voulu faire en 2012, en concevant une campagne pour les préservatifs Durex qui mettait en scène l’exécution d’une cigogne sur un bûcher, devant un peloton d’exécution, et sous le couteau d’une guillotine.

Visuellement, l’association n’est pas immédiate… Il faut réfléchir au fait que les cigognes, supposées — dans de nombreuses légendes — apporter les bébés tout faits dans des familles où l’on ne tient pas à donner une explication plus scientifique aux autres enfants, seraient en somme mises au chômage par l’usage généralisé du préservatif.

Au chômage, passe encore, mais alors pourquoi ne pas les représenter en train de manifester, par exemple ? C’eût été plus lisible et plus drôle.

Qu’y avait-il dans l’inconscient des publicitaires pour qu’ils associent cette mise au repos forcé des cigognes à un assassinat légal ? Sans parler du fait que la vision d’un couperet n’est peut-être pas l’idéal pour encourager la ferme érection que réclame un préservatif bien en place…

Bref, une métaphore tirée par le bonnet phrygien, dont on serait étonné qu’elle ait servi au Honduras les intérêts de la marque Durex, par ailleurs connue pour l’audace et l’humour de ses campagnes promotionnelles.

Capture d’écran 2015-08-13 à 16.49.07[Comme toujours, on peut cliquer sur l’image pour l’AGRANDIR.]

Source : Blogue Pub en stock, mars 2013.