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Denys Breysse, généalogiste amateur, et néanmoins éclairé, me fait l’honneur et le plaisir de me communiquer sa découverte de la date de décès de Pierre Dolivier, « curé rouge », auteur notamment de l’Essai sur la Justice primitive[1].

Maurice Dommanget perdait la trace de Dolivier vers 1806 ; Claudine Chevalier indiquait par ailleurs qu’il était toujours vivant une dizaine d’années plus tard[2]. Un auteur japonais, Tadami Chizuka, ayant consacré un ouvrage aux rapports entre Robespierre et Dolivier, ne fournissait pas d’informations supplémentaires.

 Nous savons maintenant que Dolivier est mort à Dinan, le 20 février 1830, à l’âge de 83 ans.

Capture d’écran 2016-04-20 à 16.46.56Acte de décès de «Pierre D’ollivier»

Je laisse la parole à M. Breysse (qui indique les cotes des documents) :

Je savais qu’il avait un fils, dont j’ai trouvé le mariage à Chalons sur Saone (2 E 119/271, pp. 44/60). Ce  mariage était documenté par une association généalogique, mais aucun lien n’était fait avec « notre » Pierre Dolivier.

Dans cet acte, les parents sont encore vivants, mais ils donnent procuration et vivent à Dinan.

Il m’a suffit de rechercher dans les tables de décès de Dinan pour le retrouver (BMS, pp. 256/351). Comme vous le verrez il n’y a aucun doute sur son identité, puisque nous avons son lieu de naissance (Neschers) et le nom de son épouse.

Autre élément de confirmation, la profession indiquée sur l’acte de décès : « ancien professeur d’université ». Or nous savons que Dolivier occupa le poste de professeur d’histoire à l’école centrale de Versailles. Je suis d’ailleurs tombé, aux Archives nationales (AF/IV/1449), sur une lettre du 11 brumaire an X (1er octobre 1801) adressée par lui et l’un de ses collègues au Premier consul Bonaparte, pour lui présenter une nouvelle publication : Correspondance des écoles centrales et de l’instruction publique en générale (c’est de cette lettre qu’est tirée la signature de Dolivier en illustration).

Capture d’écran 2016-04-20 à 16.48.33__________________

[1] Consultable intégralement, en mode texte, sur le présent blogue.

[2] Dans une notice sur le défunt site de Philippe Royet.