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Mon ami Éric, que les lectrices et lecteurs de mon blogue généraliste Lignes de force connaissent bien, me rapporte ces images du Salon du livre d’Arras.

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Un homme en tenue d’époque dix-huitième, vaguement militaire mais évoquant davantage les troupes royales que celles de la République, brandit un «drapeau Robespierre» portant le nom de l’Incorruptible, son portrait stylisé, et la date «1789».

La hampe du drapeau fait pique (à moins que ce soit l’inverse), sur la pointe de laquelle est plantée la tête d’un mannequin guillotiné. En place du foin habituellement représenté pour bourrer l’orifice du cou: un drapeau du parti socialiste.

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Si j’interprète correctement (?), le «robespierrisme» revendiqué comme drapeau (rouge, frangé de noir & curieusement daté de 1789) propose — symboliquement — de remettre en service la guillotine pour lutter contre la «normachie» pseudo-socialiste.

À moins qu’il s’agisse de dire que le PS met à mort Maximilien pour la seconde fois ?

L’inconvénient des métaphores surchargées, c’est qu’elles sont difficiles à lire…

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PS. Si vous disposez de photos prises dans les récentes manifestations contre la loi dite «Travaille !» qui représentent des manifestant(e)s utilisant des symboles révolutionnaires, je les publierai avec plaisir.