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Communiqué, depuis Versailles, le 15 juillet 1789.

En marge des manifestations pacifiques pour soutenir l’examen des cahiers de doléances, des groupes de casseurs ont attaqué la Bastille, se livrant à de nombreuses dégradations et se payant, de manière inadmissible, la tête du gouverneur.

Ce sont les mêmes casseurs qui avaient auparavant brûlé les guichets des Fermiers Généraux et pillé les manufactures Henriot et Réveillon.

Sous prétexte de vouloir abolir les privilèges et même instaurer une république (aberrante utopie!) ces groupes ultra-minoritaires et hyper-violents ne cessent de harceler les soldats du guet, ainsi que les dragons et hussards des troupes royales, proférant contre eux des messages de haine («Tout le monde déteste les soudards!») et les agressant à chaque fois qu’ils occupent la rue pour faire respecter notre droit à régner sans partage.

Malgré les interdictions de manifester décrétées par nos autorités, ces enragés continuent à exprimer leur haine des institutions et cherchent à dresser la populace contre les troupes qui défendent nos palais avec un grand sang froid et un professionnalisme admirable.

Suite à ces exactions, dénoncées aussi bien par la plus respectable noblesse que par les sages élus du Tiers-état, le procureur de Paris à ouvert une enquête pour tentative de régicide.

Nous Roi des François, ne tolérerons pas que des zones de non-droit divin s’établissent dans le royaume. Nous confions au Maréchal en chef des troupes royales la mission de renforcer les 30 000 mercenaires déjà affectés à la défense de la paix sociale et des privilèges qui la garantissent.

Les casseurs seront traités avec la plus grande fermeté.

Le royaume ne cèdera pas.

Versailles, le 15 juillet 1789

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Pcc Les éditions du Bras d’honneur, 20 mai 2016

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