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Dans un entretien accordé au Figaro, à propos du énième refus de donner à une rue de Paris le nom de Robespierre, l’historien Patrice «la-Révolution-aurait-très-bien-pu-ne-pas-avoir-lieu-c’est-trop-bête!» Gueniffey enfourche les cavales délirantes de Michel Onfray et Alain Finkielkraut à propos du mouvement «Nuit debout» comme lieu de réinvention de la Terreur.

Les «épigones», auxquels la question fait allusion sont les supposés épigones staliniens.

Capture d’écran 2016-06-17 à 10.55.20On lira par ailleurs avec intérêt le point de vue (préalable au refus) d’Hervé Leuwers, auteur d’une récente biographie de Maximilien: «Une rue Robespierre à Paris : l’enjeu dépasse de loin la seule mémoire d’un homme».

Avec le mauvais esprit que l’on me connaît, je serais tenté d’ironiser sur la formule proposée par Leuwers «Oser Robespierre», à laquelle je préfère la récente antérieure «Osez le clitoris!».

On m’objectera que le domaine d’application est différent. Est-ce si sûr ? Dans le souci, respectable, de pédagogie historienne qui est le sien — et qui le sépare de l’idéologue Gueniffey —, on peut reprocher à Leuwers de ne pas assez oser le clitoris en ne laissant guère de place aux femmes dans son appréciation de Robespierre.

Quant aux rues de Paris, et au parcours historique que l’on pourrait y baliser, puisque c’est l’occasion de la querelle, les Citoyennes républicaines révolutionnaires Claire Lacombe et Pauline Léon y mériteraient leur place (ou leur rue!). Cette place que les Onfray et consorts leur refusent jusque dans les resucées pseudo-féministes qu’ils publient contre la Révolution.