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Nouvel accès aux Archives parlementaires, via Persée.

Avec notamment un index des auteurs.

Pas de miracle! le moteur de recherche ne sait toujours pas faire la différence entre le masculin et le féminin d’un mot…

Pour l’instant, les dix premiers volumes sont disponibles. Le reste à venir.

Les Archives parlementaires entrent dans le XXIe siècle. L’édition des Archives parlementaires de la décennie 1789-1799 est le fruit d’une collaboration entre l’Unité mixte de service Persée, la Bibliothèque interuniversitaire de la Sorbonne (BIS) et l’Institut d’histoire de la Révolution française (IHRF, rattaché à l’IHMC). La numérisation des Archives parlementaires a débuté et va couvrir, dans les années qui viennent, les 102 volumes de la collection déjà parus, soit plus de 80 000 pages, auxquelles viendront s’ajouter les tomes futurs de cette entreprise hors norme. L’édition présentée sur le portail Persée est le fruit d’une initiative et d’un long travail préparatoire de deux conservateurs de la BIS.

Les Archives parlementaires se sont imposées tant par leur dimension patrimoniale que par leur actualité, elles intéressent aussi bien les chercheurs que les citoyens.

Historique du projet

L’aventure a commencé au XIXe siècle. La publication des Archives parlementaires a été inaugurée en 1862 à l’initiative du Corps législatif, sous le Second Empire. D’abord conçue comme une suite de la réimpression du Moniteur universel qui devait rendre plus facilement accessibles les débats de la période 1800-1860, l’édition fut étendue en 1867 à la période révolutionnaire. Les Archives parlementaires furent alors divisées en deux séries (1787-1799, 1800-1860). La publication de la 1ère série fut interrompue par la Première Guerre mondiale à la séance de la Convention nationale du 15 nivôse an II (4 janvier 1794). En 1956, à l’issue de démarches effectuées par Georges Lefebvre, le CNRS décidait la reprise de la publication, allouant pour ce faire des crédits à l’IHRF-IHMC, qui assure depuis la publication.

Aujourd’hui, le projet de numérisation et d’indexation prend le relais, permettant l’adaptation des Archives parlementaires à une publication en ligne. Il répond à une demande actuelle, offrant un outil gratuit et d’une qualité de présentation du texte original inégalée. La bibliothèque de l’université de Stanford a généreusement mis ses données numériques à la disposition des techniciens de l’équipe Persée qui les ont retravaillées, avant un balisage intégral du texte par l’équipe de la BIS. CNRS éditions, qui dispose des droits sur les volumes les plus récents, a également accepté que soit publiée en ligne, pour la première fois, l’intégralité du texte des Archives parlementaires, offrant ainsi un outil unique à l’ensemble de la communauté des chercheurs et des citoyens curieux de l’histoire de leurs assemblées législatives.

Il a fallu penser une méthode de déconstruction et reconstruction du texte qui propose aux utilisateurs des possibilités de recherche nouvelles, grâce à l’indexation des principaux types de documents qui composent le texte des Archives parlementaires. Un chantier exceptionnel s’ouvre, qui va se poursuivre encore quelques années.