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Présentation par l’éditeur de cet ouvrage disponible début juin en librairies. Éditions Vendémiaire, 192 pages, 19,50€.

« Je fus au séminaire d’une tristesse qui, à 16 ans, a bien peu d’exemples. » Le célèbre aveu de Charles Maurice de Talleyrand-Périgord, revenant sur les années où sa famille le contraignit à entrer dans les ordres, prend une résonance particulière à la lecture des milliers de lettres retrouvées dans les archives du légat du pape, le cardinal Caprara, envoyé en France sous le Consulat pour y négocier la « réconciliation » des prêtres mariés pendant la Révolution. Qui étaient ces hommes, révolutionnaires convaincus ou au contraire victimes de la « terreur religieuse », qui à partir de 1791 choisirent de célébrer leurs noces et de renoncer à leurs vœux ? Qui étaient leurs épouses ? Comment et de quoi ont-ils vécu, une fois leur union officialisée ? Pourquoi, surtout, une fois la paix civile revenue, la majorité d’entre eux a-t-elle refusé de rentrer dans le sein de l’Église?

Une analyse psychologique, politique et sociale saisissante, sur l’un des phénomènes les plus méconnus de l’histoire culturelle de la Révolution française.

Xavier Maréchaux est professeur d’histoire à la State University of New York. Étudiant de Michel Vovelle à l’Université de Paris I, il a travaillé sous sa direction sur la déchristianisation de l’an II. Ses recherches ont pour objet les processus de sécularisation de la société française, du XVIIIe siècle à nos jours.