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Consacré aux femmes combattantes dans l’Armée rouge entre 1941 et 1945, ce texte étudie la manière dont l’État soviétique a géré leur mobilisation, leur intégration dans l’armée et leur démobilisation. Cette recherche, qui s’appuie sur des archives soviétiques, développe une dimension comparative, partant de l’hypothèse que les États sont partout confrontés aux mêmes questions lorsqu’il s’agit de recruter des femmes pour la guerre. Leur mobilisation obéit le plus souvent à une logique de remplacement des hommes, et force l’institution militaire à des adaptations.

 Une approche en termes de genre offre ainsi un nouvel éclairage sur le fonctionnement des armées et sur ce qui se passe sur les champs de bataille ; elle met aussi en lumière les difficultés spécifiques de l’après-guerre pour les femmes combattantes.

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Amandine Regamey est maîtresse de conférences à l’Université de Paris I Panthéon-Sorbonne.