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1. Associer les séances des clubs de femmes pendant la Révolution aux «réunions non mixte» (des années 1970, par exemple) est un anachronisme.

Pour reprendre l’exemple de la Société des citoyennes républicaines révolutionnaires, seules des femmes peuvent y adhérer, mais les hommes peuvent assister librement aux séances (ils ne s’en privent pas). Certains y interviennent.

2. La Société des citoyennes républicaines révolutionnaires est créée en 1793, et non en 1792. Le nom de Claire Lacombe n’apparaît pas parmi les signataires de son règlement. Celui de Pauline Léon, oui.

3. Écrire que les Républicaines révolutionnaires sont «proches des hébertistes» n’a strictement aucun sens.

Prétendre, pour répondre à une objection, que les Enragés et les hébertistes étaient «proches» – ce qui permettrait de justifier de dire que les Républicaines, proches des Enragés, au courant desquels Lacombe et Léon ont gagné la Société, sont également proche des hébertistes – n’en a pas non plus.

Accessoirement, l’idée même d’un groupe ou d’une tendance «hébertiste» est sujette à caution. Cet épouvantail policier a néanmoins servi à Robespierre à faire guillotiner Hébert et des militants (qui ne lui étaient pas liés).