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La ville de Caen entend célébrer le 250 ème anniversaire de l’exécution de Charlotte Corday, meurtrière du journaliste et député Jean-Paul Marat.

Le simple intitulé des festivités donne le ton: «Charlotte Corday, une amazone de la Révolution».

Il ne faut pas manquer de culot pour qualifier la meurtrière de «l’ami du peuple» d’amazone de la Révolution.

On qualifie généralement d’«amazones» des militantes révolutionnaires, soit qu’elles aient elles-mêmes revendiqué cette référence mythique soit qu’on la convoque anachroniquement à leur propos.

Admettons que l’on tienne à décréter Corday «amazone»: c’est alors amazone contre la Révolution qu’il faut dire.

Non seulement son geste meurtrier n’entraîna pas une réaction collective contre la Convention, mais il fut utilisé contre les militantes révolutionnaires, Claire Lacombe en particulier: «Voyez cette nouvelle Corday!» disait-on.

C’est sans doute en partie pour combattre cet amalgame malhonnête et misogyne que les Républicaines révolutionnaires consacrèrent tant d’énergie à organiser et répandre le culte de Marat.

Bien entendu, le panégyriste de Corday, Onfray-mieux-de-se-taire, le régional de l’épate, participe aux réjouissances.

– Parvenue à ses fins, Charlotte Corday pose pour Michel Onfray dans la baignoire maudite.

 [Prilidiano Pueyrredon, La Baignoire, 1865.]
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Programme (à destination des masochistes).