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Geste automatique, avant d’entrer dans la baignoire: appuyer sur le bouton d’allumage du vieux transistor réglé sur France-Culture.

Hélas! L’été est revenu et avec lui l’imposition bi-quotidienne des divagations de M. Onfray.

Avant de me résoudre, au bout de trois minutes, à inonder le carrelage pour interrompre cette épreuve, j’ai eu le temps d’«apprendre» que des Français·e·s consomment toujours, le jour anniversaire de la décapitation de Louis XVI… de la tête de cochon!

D’après M. Onfray, ceci est une tête de cochon.

Puis une affirmation: la Révolution n’a rien produit de beau, ce qui est bien la preuve de son caractère totalitaire. Aucune création artistique, rien!

À peine avais-je songé à Jacques-Louis David, qu’il était précisément convoqué par Onfray, qui redoutait sans doute l’objection, et qualifié sans plus d’explications de «sale type»!

Il est vrai que David a rendu hommage à Marat, que Michel Onfray déteste, et dont il a glorifié la meurtrière dans un petit ouvrage.

Une phrase alambiquée peut d’ailleurs, quelques secondes plus tard, donner à penser que Marat a eu quelque part au gouvernement révolutionnaire, quand il ne participa qu’au Comité de surveillance de la Commune de Paris et à la Convention (où il fut d’ailleurs plutôt isolé).

Qu’importe les faits! Michel Onfray n’écrit pas l’histoire: il établit un tableau d’honneur de ses acteurs et actrices, en distribuant blâmes et bons points. De la philosophie, il n’a retenu que la morale. Il en donne la version la plus réactionnaire – quoique radiodiffusée – qui soit.

Deux œuvres de David, dont un autoportrait.