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section des gravilliers

Force armée des Gravilliers

asseble generle

Nous commandant en chef, sous commandant et adjudant major, soussignés certifions à tous qu’il appartiendrat que le citoyen Jean Louis Leherichée natif de Cherbourg, departement de La Manche, demeurant à Paris rue Phelippeau [Phélipeaux] n° 11 a servi dans la garde nationnalle parisienne non soldée depuis le commencement de la révolution 14 juillet 1789 jusqu’à se jour, [tam ?] [tant] comme volontaire, sergent, et capitaine, duquel grade il a donné sa démission, pour entrer dans l’armée révolutionnaire formée à Paris, en foix de quoi nous lui avont délivré le présent, pour lui servire et valoir ce que de raison.

Paris ce 21 septembre 1793 l’an 2 de la république française une et indivisible

Approuvé par moi

commandant en chef Martin

Vu par moi

adjudant major Récordon

Golvier commandant en second

J’ai reproduis ci-dessus un document (et sa transcription) concernant la force armée de la section des Gravilliers (rédigé sur un papier prévu – avec peu d’orthographe! – pour les c.-r. d’assemblées générales).

Je donne ci-dessous les renseignements trouvés sur Recordon dans le Répertoire du personnel sectionnaire parisien en l’an II (Raymonde Monnier & Albert Soboul), et sur Martin dans La Défaite des Sans-culottes de Kåre D. Tønnesson (p. 263).

Je n’ai trouvé trace ni de Leherichée ni de Golvier.

Recordon Simon (l’aîné), ancien garde français, tabletier, 97, rue Neuve Martin (1750-1828). Commandant en second du bataillon de Saint-Martin (juillet 1789), puis de celui des Gravilliers (août 1792), commandant en second de la force åarmée parisienne (31 mai 1793), successivement capi­taine, adjudant-général, puis général de brigade (octobre 1793). Poursuivi après Thermidor comme complice d’Hanriot, réintégré par le comité de sûreté générale un mois plus tard. Décrété d’arrestation en germinal an III et le 5 prairial comme terroriste. Exclusif, électeur de l’an VI (aux Invalides). Admis au traitement de réforme en germinal (A.N., F/7/4774/88, d.). Voir I. WOLOCH, The French Veteran from the Revolution to the Restoration, The University of North Carolina Press, 1979 (pp. 180 et suiv.).

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Insurrection du 1er prairial an II (20 mai 1795)

C’est seulement à la faveur de l’ordre qu’il reçut, à 4 heures environ, de porter la force armée à la Convention, que Martin, le commandant des Gravilliers, put conserver le commandement d’un bataillon qui, sans son chef et contre sa volonté, était déjà parti pour la Convention. Martin se remettant à la tête du bataillon, les citoyens acceptèrent de marcher sous ses ordres après l’avoir dépouillé de ses épaulettes, symbole de la transformation du commandant – fonctionnaire gouver­nemental – en chef librement consenti par le peuple insurrectionnel (A.N., F/7/2491. [La cote ancienne portait une * après le 7, signe impossible à intégrer dans cette cote aujourd’hui : à vérifier sur place] Voir aussi A.P.P., AA/266, 105, Déclaration de Moreau, capitaine des canonniers.) Il en fut de même dans la section des Lombards (A.N., F/7/4764, Lanleu).

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Pour voir une vue de la rue Phélipeaux à la fin du XIXe siècle, avant qu’elle soit absorbée par la rue Réaumur, voir ici.