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Offrir une instruction judiciaire posthume à Robespierre (qui n’y a pas eu droit avant d’être exécuté) part peut-être d’une bonne intention… Encore que le passage obligé par une forme judiciaire, si elle se prête à la mise en scène, limite déjà le propos. On croit comprendre que les spectatrices et spectateurs pourront se prononcer comme autant de jurés. Ce dispositif théâtral a déjà été utilisé. Il est d’un goût douteux.

Quant à écrire que Robespierre «a fait guillotiner le roi» (avec une majuscule en prime), c’est déjà tomber dans les clichés du dictateur, dont on attend la «chute». Indiquez qu’il a voté la mort du roi suffisait à l’exactitude historique.

On indique ici cette pièce – sans l’avoir vue (et sans guère d’envie de la voir) – davantage comme un symptôme de la mise en scène de la légende robespierriste.