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On me demande parfois pourquoi je ne collabore pas à Wikipédia sur les sujets sur lesquels portent mes recherches… C’est que la vie est courte et que j’ai mieux à faire qu’à devoir argumenter à longueur de courriels pour faire rectifier des sottises ou des demi-vérités sans fondement, et effacer des tirades idéologiques sans intérêt.

Exemple avec l’article «Enragés», dont je reproduis la «conclusion» – sans commentaires, mais galimatias compris.

Quel jugement sur les enragés

Jacques Roux, seul, ira au bout des idéaux qu’il défendait. Peu a peu ses soutiens l’abandonnent, ses compagnons de lutte s’esquivent un à un, Leclerc, qui dès le 8 septembre déclare ne l’avoir jamais rencontré, abandonne sa publication le 15 septembre et quitte Paris avec Pauline Léon, arrêtée à plusieurs reprises Claire Lacombe est toujours libérée, arrêté en septembre Varlet est libéré le 29 octobre. Tous traverseront cette période funeste aux porteurs comme aux soutiens des idées qu’ils ont toujours défendues. Hors la personne de Jacques Roux, le pseudo mouvement qu’il est censé incarner perds, face à l’épreuve finale, toute consistance. Mathiez rappelle qu’en marge de toutes les autorités communales ou nationales, dès la fin de 1792, Roux fut le seul à formuler le programme des revendications populaires. Il n’ y a donc pas lieu de porter un jugement sur un mouvement qui dans les faits démontre son inexistence. Il n’ y aura pas de charrette des enragés, juste la mort tragique d’un exalté qui rappelle « qui rappelle les morts antiques racontées par Tacite »Albert Mathiez, La vie chère et le mouvement social sous la Terreur, Paris Payot.