“Châtier les mœurs par le rire : la punition de la mégère et du mari battu au miroir de la querelle des femmes (1540-1620)”
, par Charlotte Fuchs

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Je donne un extrait d’un court et passionnant article de Charlotte Fuchs.

Pour télécharger le texte intégral, voir le lien ci-après.

Rites festifs et condamnation de la discorde conjugale dans les textes de la Renaissance

La lecture des canards sanglants révèle que la communauté se chargeait bien souvent de punir les époux qui échangeaient leurs rôles respectifs. Il faut dire que ces derniers, en détruisant les fondements du mariage, remettaient symboliquement en cause l’ordre social et moral. Ainsi, le canard publié en 1634 et intitulé Les cruautez inhumaine d’une femme de Paris relate le cas d’une épouse qui, prise de furie, émascula son mari. La communauté fit alors subir aux conjoints un châtiment symbolique : chacun fut condamné à porter les vêtements de l’autre. Les femmes du village infligèrent également au mari des coups de verges : « Un nombre de bons compagnons […] porterent, sçavoir au mary une quenoüille, & à la femme un haut de chausses ».

Certains auteurs de la querelle ont disserté sur les origines de ce type de rites. Guillaume Bouchet y fait mention à la fin du XVIe siècle dans ses Sérées : « À Catalogne le mary cocu paye au Fisque un certain tribut : en un autre païs, il est mené par toute la ville sur un asne avec sa femme ». Les racines antiques de la promenade sur l’âne des maris cocus sont aussi longuement développées dans le chapitre III de L’Origine des masques, mommerie, bernez et revennez ès jours gras (1609). L’auteur y souligne que la punition du mari battu rejaillit également sur son entourage : « Au mesme temps est le voisin de c’est homme battu par la femme conduict sur un Asne a rebours & mené triumphant par une trouppe folastre desguisee de masques hideux ».

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«Le Monde renversé». Image Pellerin (Épinal).

“Le théâtre en révolution. 
Jeux et enjeux juridiques et politiques 1789–1799”, par Jahiel Ruffier-Méray

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Ci-dessous, de courts extraits de l’article de Jahiel Ruffier-Méray, dans le Journal of Interdisciplinary History of Ideas (2017, vol. 6, n° 11), et l’accès à l’article complet au format pdf.

En ces temps de rude concurrence, toutes les stratégies sont employées pour réussir. Certains vont jusqu’à faire peser des soupçons d’anti-républicanisme sur leurs rivaux afin de faire échouer un concurrent sérieux ou pour récupérer une salle convoitée. Pourtant rien n’arrête la floraison extravagante des Théâtres. Pour un que l’on ferme par mesure de sûreté, il y en a deux nouveaux qui font leur apparition ; pour dix acteur ou directeurs que l’on emprisonne comme suspects, cinquante artistes nouveaux montent sur les planches. Chaque semaine des banqueroutes se produisent, mais qu’importe. Tous veulent tenter leur chance et jouir de cette liberté si longtemps espérée. Dans tous les quartiers de Paris des salles se sont élevées. Chaque jour de nouveaux théâtres se sont ouverts. Architectes, ouvriers, comédiens, directeurs ont travaillé sans relâche. Au cours de la première année de liberté, pas moins de 78 demandes ont été soumises à la municipalité de Paris. Mais tous ne peuvent survivre. […]

L’utilité d’une surveillance des divertissements ne fait pas débat. En revanche, l’étendue des pouvoirs de police en matière de spectacles est au centre des discussions.

Rapidement, se pose la question de la délimitation des compétences et du choix des autorités habilitées à intervenir. Le rôle dévolu à la police peut aller d’un simple maintien du bon ordre pendant la représentation, à une surveillance morale et politique du répertoire et des artistes, ce qui irait à l’encontre même de l’idéal de liberté si cher aux révolutionnaires. Entre ces deux extrêmes, toute une échelle de nuances est possible.

En avril 1790, Peuchet défend une conception restrictive. Il ne faut reconnaître aux autorités municipales qu’un « droit de police extérieur nécessaire au maintien de l’ordre et de la tranquillité de la ville ». Tout homme a le droit de jouir librement de l’exercice de son industrie. L’activité d’un Théâtre ne doit pas être entravée sauf « lorsqu’il est localement prouvé qu’elle peut nuire, troubler, agiter fâcheusement l’ordre public ». C’est alors le devoir de la police de vérifier si l’exercice de la liberté produit de tels effets.

En juin 1790, les premiers troubles s’élèvent déjà dans les spectacles. Face à l’urgence d’apporter des réponses, les députés décident de reconduire, dans un premier temps, les mesures d’Ancien Régime. Toutes les ordonnances de police et militaires, et notamment celles sur la police des spectacles, « doivent être exécutées provisoirement jusqu’à ce qu’il en ait été autrement ordonné ».

Télécharger l’article au format pdf.

 

“Hongrie, soleil levant” (1956)

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Ce tract surréaliste, signé notamment par Breton, Péret, Lebel, Mandiargues, Shuster et Janover, vient de rejoindre mes archives.

Cliquer sur l’image pour l’AGRANDIR.

 

MARAT-BOUT DE FICELLE…

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Capture d_écran 2017-07-24 à 20.04.08J’éprouve de la sympathie pour l’historien Serge Bianchi, dont j’ai apprécié les travaux sur les « curés rouges » et sur les sociétés populaires. Par ailleurs, l’ayant entendu affirmer en public – lors d’une AG de la Société des études robespierristes (SER), où nous nous croisons – son intérêt pour mes recherches sur les Enragés, je me pensais autorisé à croire cette sympathie, humaine et historienne, partagée.

Son récent livre sur Marat a suscité chez moi déception et perplexité, dont l’expression ici tentée ne procède donc pas d’une animosité, à laquelle j’aurais trouvé un providentiel exutoire.

La publication d’une « nouvelle » biographie d’un personnage célèbre pose un problème de fond : qu’est-ce qui la justifie ? En quoi renouvelle-t-elle la vision du personnage ? Quelles archives inconnues mobilise-t-elle ? Ou autrement formulée : son opportunité dépend-elle d’arguments positifs ou… de la date de la dernière biographie – plus ancienne ? On a pu se poser la question récemment à propos de Robespierre, Hervé Leuwers se tirant avec les honneurs de l’exercice.

On peut se la poser à propos de Marat, dont – à ma connaissance – la précédente biographie, a été rédigée par Olivier Coquard et publiée en 1993 chez Fayard (vingt-quatre ans déjà !). C’est d’ailleurs, disons le immédiatement, une bonne occasion de la (re)lire, et de la rééditer – en poche !

La présentation du livre de Serge Bianchi frise – peut-être est-ce davantage le fait de son éditeur ? – la publicité mensongère. La couverture affiche un titre Marat et un sous-titre «L’Ami du peuple». Les curieux·ses ne doivent pas perdre de vue les subtilités de la typographie. Il s’agit bien du titre du journal de Marat, entre guillemets et en italique, et non le titre que Marat s’attribue à lui-même, ce qui correspond à la lecture spontanée (la mienne, au moins).

Or, si le livre de S. Bianchi se présente en quatrième de couverture, comme une « biographie » de Marat, couvrant donc l’ensemble de sa vie, le contenu de l’ouvrage dément cette annonce. Si les années précédant la publication de L’Ami du peuple sont bien traitées, c’est en 36 pages, sur 404, soit un onzième du livre. À titre de comparaison, O. Coquard leur consacre 203 pages (passionnantes) sur 565, soit presque un tiers du livre. Il est vrai qu’on imagine mal, sauf découverte récente dans les archives, pouvoir faire autre chose que résumer platement le travail détaillé de Coquard.

Les archives, parlons en ! La quatrième de couverture du Bianchi assure que l’ouvrage se « fonde sur une analyse inédite des archives ». Difficile de ne pas considérer cette affirmation comme mensongère quand chacun·e peut vérifier qu’aucune mention de cote d’archives ne figure dans l’ouvrage. Si analyse nouvelle il y avait, ce serait de la lecture que d’autres historiens ont fait des archives. Ici, le terme qui s’impose à l’esprit est celui de compilation. Et ce d’autant que l’absence de cotes indique que l’auteur n’a pas pris la peine de relire lui-même les archives étudiées par d’autres (à l’exception des journaux de Marat) – dont il aurait pu, en effet, proposer des analyses renouvelées ou corriger des erreurs de lecture.

Il arrive à tout le monde – et à moi aussi – de commettre des erreurs, menues ou plus graves, historiennes ou grammaticales, et de laisser passer des fautes typographiques. Il échappe ainsi à Olivier Coquard de prénommer dans son index l’Enragé Leclerc « Jean-Baptiste » (député à la Convention) au lieu de « Théophile ». Le livre de S. Bianchi donne, de ce point de vue, une impression dommageable de précipitation.

Des coquilles (3 pour la seule p. 33) ; un bourdon p. 52 ; Morelli au lieu de Morelly p. 274, « James de Cock » au lieu de « Jacques De Cock » pp. 48 & 245, etc.

Écrire (p. 47) que Marat « n’enjoint pas à marcher sur Versailles directement » prête à confusion… de laquelle l’auteur est lui-même victime quand il écrit par la suite (p. 183) : « [Marat] fait sonner le tocsin aux Cordeliers sans marcher directement sur Versailles », ce qui n’a plus aucun sens.

On ne sait pourquoi, Varlet figure – p. 219, et heureusement nulle part ailleurs – en lieu et place de Théophile Leclerc comme ayant repris, parallèlement à Jacques Roux, un titre du défunt Marat.

À propos de ce pauvre Marat, si j’admets que son sang « sourd » de sa blessure, il devrait dégoutter du couteau, et non en sourdre (p. 256). Et puisque nous en sommes au maniement de la lame, dont on va me prendre pour un spécialiste tatillon, je doute que Judith ait simplement « poignardé » Holopherne (p. 197). Elle l’a décapité, effort qui nécessite et mérite la précision.

Venons-en à la bibliographie, et singulièrement aux ouvrages concernant les Enragés.

Si Maurice Dommanget et Walter Markov sont bien mentionnés dans le cours du texte, leurs ouvrages ne figurent pas dans la bibliographie.

Pire ! Bianchi, membre du CA de la SER quand ce projet a été acté, ne mentionne pas la traduction de la biographie de Jacques Roux par Markov qui va paraître en octobre, coédité par la SER et les éditions Libertalia…

Je note en passant que Serge Bianchi y est signalé dès l’introduction. Chacun ses méthodes…

Quant aux deux ouvrages de Claude Guillon[1], on en cherchera vainement la mention, où que ce soit dans le livre. Oubli ? Difficile de le croire quand figure en bibliographie l’opuscule de Dominic Rousseau sur Roux (Éd. Spartacus), dont j’ai dit sur ce blogue le peu de bien que je pense. Un choix, alors. Mais reposant sur quoi ? Mystère et boule de gomme…

Espérons que les lectrices et lecteurs, attirés vers le Bianchi du fait de sa nouveauté (chronologique) pourront être au moins retenu·e·s par les extraits de textes de Marat proposés (70 pages) et qu’ils trouveront, seul·e·s, le chemin d’ouvrages plus aboutis.

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Marat, Serge Bianchi, Belin, 410 pages, 25 €.

Statut de l’ouvrage : acheté en librairie.

 

Nota. Une éventuelle réponse de S. Bianchi sera publiée avec plaisir.

 

 

 

 

 

 

[1] Un jeune auteur plein de talent, dont il faudra que je vous parle quelque jour.

L’IGNORANCE CRASSE: ses réseaux, son influence, son programme (l’exemple du “Point”)

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Le Point est un magazine pour les crétins (des deux sexes). Il n’y a jamais rien à lire dedans. Il sert aux abonnés et aux acheteurs d’occasion à donner l’illusion qu’ils savent lire et que leur standing leur autorise un «hebdomadaire préféré».

Le Point est un organe de droite molle qui vend à son public des thèmes idéologiques de la droite dure.

Fidèle à une longue tradition droitière française, mais sans le talent d’un Maurras, Le Point crache sur les Lumières (d’où vient la paresse des fonctionnaires) et la Révolution française (d’où viennent – entre autres – l’Emprunt russe, les limitations de vitesse et la franc-maçonnerie).

Le Point a sorti – le 10 août (à vos éphémérides!) – un numéro dont la une s’orne d’un portrait de Robespierre et d’un gros titre : «Secrets, tabous, épisodes oubliés. Les fantômes de la Révolution française».

L’un des titres en plus petits caractères mérite un prix de la malhonnêteté absurde: «De Robespierre à Mélenchon, une histoire de la violence politique».

On a beau ne porter dans son cœur aucun des deux personnages cités, cela ne signifie strictement rien.

Pour peu que l’on sélectionne drastiquement les mots à sa disposition, et qu’on le sous-alimente pendant un mois, n’importe quel chimpanzé peut composer un titre de ce genre.

Vingt-quatre pages de «dossier», salmigondis de clichés, de bondieuseries et d’erreurs historiques.

Je vais au plus court, mon regard attiré par une brève (p. 57), signée de M. François-Guillaume Lorrain: «L’héroïne de Mélenchon».

Figurez-vous – heureux hasard! – que cette expression stupide désigne Pauline Léon, à propos de laquelle M. Mélenchon lui-même (voir le lien à ce nom) ne se prive pas de raconter n’importe quoi quand la fantaisie l’en prend.

Cette brève compte trois phrases.

La troisième commence par cette affirmation concernant les Républicaines révolutionnaires, qui a le double mérite de la concision et de l’originalité: «Refusant le port obligatoire de la cocarde…»

Comment M. Lorrain pourrait-il imaginer que c’est exactement le contraire!…

On ne peut pas inventer les faits historiques comme les bruits de couloir de l’Assemblée nationale. Mais M. Lorrain l’ignore.

Ou bien il a mal entendu, ou mal lu.

Qu’importe! puisque c’est le titre qui compte, qui associe une militante réclamant pour les femmes, en 1792-1793, le droit de porter les armes à M. Mélenchon, que les lecteurs du Point doivent imaginer occupé à construire une guillotine dans son garage…

Les journalistes du Point semblent craindre pour leur liberté de manœuvre en cas de prochaine révolution…

Pour une fois, les voilà bien renseignés! Je confirme.

Note.

Les Républicaines révolutionnaires sont de farouches partisanes du port de la cocarde, puis du bonnet rouge, ce qui fournira d’ailleurs l’occasion d’une provocation montée contre elles avec l’aide de «dames de la halle».

De l’absence de cravate au couperet de la guillotine (fantasme bourgeois)

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La Révolution française est redevenue à la mode dans les polémiques politiques. Le mouvement Nuit debout a ainsi suscité un déferlement d’éditoriaux hallucinés où la Terreur jacobine voisinait avec le génocide nazi. Je n’ai pas eu le loisir de revenir sur cette “nouvelle vague” comme elle le méritait, mais on ne perd rien pour attendre.

L’exemple cité ci-dessous est récent. Il s’est rencontré loin des lieux éditoriaux habituels aux Finkielkraut et Onfray, champions de la catégorie.

C’est donc dans la revue Challenges (Internet, 26 juin 2017) qu’un Bruno Roger-Petit [*] s’est employé à terroriser ses lecteurs en lisant dans le (modeste) coup d’éclat médiatique des députés de la France insoumise refusant (provisoirement) le port de la cravate à l’Assemblée… un avant-goût de la prochaine Terreur.

Certes, on pourrait s’étonner qu’un éditorialiste, même très éloigné du monde réel, détecte un signe inquiétant du retour de la guerre des classes dans une manifestation aussi dérisoire (mais fort saine, au demeurant!) d’«insoumission» vestimentaire, plutôt que dans le nombre de morts et de blessés graves sur les chantiers de construction, mais à chacun sa boule de cristal!

Des Sans-culottes aux Sans-cravates

L’assimilation Sans-culottes et Sans-cravates ne relève pas du simple divertissement. Elle est une arme politique de destruction massive du système. Quand Mélenchon dit: «Il y avait des Sans-culottes, il y aura désormais des Sans-cravates», il ne plaisante pas. Il pose très sérieusement les bases de la lutte politique qu’il entend mener. Le peuple contre les aristocrates. Les floués contre les nantis. Les pauvres contre les riches. Le bas contre le haut. Application à la lettre des préceptes politiques de l’idéologue d’extrême gauche qui a pensé Syriza et Podemos, Chantal Mouffe, qui entend « Construire un peuple » pour l’amener à remplacer le peuple ancien.

Mélenchon et Ruffin ressuscitent effectivement la Révolution. Non pas l’esprit des constituants de 1789, mais plutôt celui des Hébertistes de 1793. Avec eux, c’est l’esprit du Père Duchesne (le Fakir de l’époque) qui entre à l’Assemblée nationale, comme il était entré à la Convention avec Hébert, Roux et Chaumette et les Enragés. Ceux-là aussi entendaient «se mettre à la portée de cette classe peu instruite du peuple qui ne pourrait comprendre d’importantes vérités si elles n’étaient énoncées avec des expressions qui lui sont particulières». Ils en firent tellement qu’à la fin, les jugeant dangereux, Robespierre lui-même finira par les envoyer là où ils rêvaient d’envoyer l’oligarchie de l’époque. Le destin des Sans-cravates sera-t-il aussi tragique que celui des Sans-culottes?

Donc, haro sur la cravate, ennemie du peuple et des classes populaires! A la lanterne la cravate de l’oligarchie! […]

Lorsque l’on tient un ressort polémico-dramatique aussi fort, inutile de s’attarder aux détails infimes de la vérité historique.

Jacques René Hébert, rédacteur du célèbre Père Duchesne n’a jamais été élu à la Convention – pas plus que les deux autres révolutionnaires cités – mais envoyé par sa section (Bonne-Nouvelle) à la Commune à partir du 10 août 1792.

Jacques Roux, le “curé rouge” des Gravilliers – dont une biographie va paraître à la rentrée chez Libertalia – n’intégrera la Commune qu’à la fin décembre 1792 (il sera pendant un temps corédacteur de ses Affiches, un journal mural quotidien).

Pierre Gaspard (dit Anaxagoras) Chaumette, est élu à la Commune par la section du Théâtre-Français au 10 août 1792.

Seul Jacques Roux est rattaché au courant des Enragés. Il se suicide en prison pour échapper au Tribunal révolutionnaire. Hébert et Chaumette sont guillotinés.

On observera que notre éditorialiste tente de prévenir – ou plutôt de dissocier – les député(e)s de la dite “France insoumise” du sort qui les attend s’ils/elles se laissent mener par Mélenchon-Robespierre…

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PS. Le rapprochement sans-culottes/sans-cravates avait déjà été fait par des manifestant(e)s en 1989. Voir l’article sur ce blogue.

[*] Lequel guignol vient d’être nommé, ce 29 août 2017, conseiller et porte-parole de l’Élysée, dont le locataire ne dissimule pas sa nostalgie monarchiste. Tout cela a l’avantage de la cohérence.

 

Roycos ~ Marseille ~ Boum!

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Car mon amour est plus vif que l’éclair
Plus léger qu’un oiseau, qu’une abeille
Et s’il fait boum, s’il se met en colère
Il entraîne avec lui des merveilles

Boum!
Le monde entier fait boum

Charles Trenet

 

MARSEILLE (Reuters) – Un engin explosif artisanal a explosé dans la nuit de samedi à dimanche devant les locaux du mouvement d’extrême droite Action Française, sans faire de victime ni de dégât, apprend-on dimanche de source policière.

L’explosion a eu lieu vers 04h00 du matin devant le siège du groupe dans le centre-ville de Marseille. La Police judiciaire a été chargée de l’enquête.

L’Action Française a fait sa réapparition ces dernières années à Marseille et l’installation de son local proche du quartier alternatif de La Plaine a déjà été la cause de plusieurs manifestations et échauffourées notamment, avec le mouvement d’extrême gauche « antifa ».

Les militants de l’Action Française ont été impliqués ou soupçonnés de l’être dans plusieurs bagarres ces derniers mois à Marseille.

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